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En septembre et octobre, la Direction justifiait des propositions iniques par « des gains de productivité indispensables ». Il y a deux mois, nos clients étaient, parait-il, davantage soucieux de payer toujours moins que demandeurs de qualité dans les prestations.

Cependant votre section CFDT a choisi de s’asseoir à la table des négociations pour faire évoluer cette vision, les négociateurs CFDT sont passés au-dessus des brimades dont ils sont l’objet depuis 2010 parce que leurs trois préoccupations majeures, d’égale importance, sont la pérennité de votre emploi, votre statut social et vos conditions de travail.

Nous avons créé le rapport de force et le chemin parcouru est immense. La CFDT considère que ce projet d’accord - défensif, donc imparfait - mérite d’être examiné, sans se laisser influencer par d’autres qui prônent la politique de la terre brulée et vous disent « Plutôt le Syntec que de se compromettre pour huit jours de RTT ».

Statut social : Négociations sur le temps de travail

La CFDT a revendiqué :

  • 10 jours de RTT et l’automaticité des 2 jours de fractionnement,

  • Le même nombre de jours de repos pour les salarié-e-s des différentes catégories,

  • Les mêmes garanties de salaire pour les standards et les réalisations de mission,

  • Des dispositions visant à faciliter l’articulation entre les temps de travail et les temps familiaux ou personnels (CET, télétravail, congés exceptionnels, journées enfants malades, souplesse dans la pose et la prise de congés),

La CFDT a créé un rapport de force devant la surdité de la Direction :

  • Elle a réuni les salarié-e-s sur tous les sites et fait remonter leur mécontentement,

  • Elle a contacté les Inspections du travail,

  • Elle est entrée en relation avec les sections CFDT de nos principaux clients,

  • Elle a ainsi montré sa crédibilité et sa détermination à la Direction

La CFDT a obtenu de réelles avancées :

  • Un nombre plancher de 8 jours de RTT chaque année incluant le jour de solidarité (donc équivalent à 9 par comparaison à la situation antérieure),

  • Le même nombre de jours de repos pour les salarié-e-s en modalité « standard » et les salarié-e-s en « réalisation de mission »,

  • Le maintien pour les ex Effitic et l’extension aux ex T-Systems de la garantie de salaire minimum (supérieure de 10% aux minima conventionnels pour les salariés en modalité standard, souvent les moindres salaires),

  • Une symétrie minimale dans les relations entre salarié-e-s et supérieur hiérarchique (validation implicite des congés au bout de deux semaines, possibilité dans certains cas de faire des heures supplémentaires sans autorisation préalable,…)

La CFDT regrette cependant :

  • La limitation à 8 du nombre de jours RTT (gain de 1 jour pour les « ex effitic » et perte de deux jours pour les ex T-Systems),

  • La limitation par la Direction du nombre de jours « enfant malade » à deux et ce quel que soit le nombre d’enfants,

  • La suppression de l’automaticité des jours de fractionnement,

  • La disparition de certaines facilités de l’accord ex T-Systems comme la journée d’absence sans justificatif,

  • La disparition aussi du CET et du télétravail incompatible avec le manque de confiance et la soif de contrôle de la Direction.

Les négociations sur l’aménagement du temps de travail sont maintenant terminées :

La CFDT a considérablement pesé mais n’a pu obtenir le maintien de tous les acquis, notamment ceux des salariés venant de T-Systems. Seul un mouvement social dur et de grande ampleur peut nous permettre maintenant d’aller encore plus loin !

Vous engagez-vous personnellement dans ce mouvement que nous sommes prêts à porter devant la Direction ? Sans ce rapport de force préférez-vous que la CFDT signe cet accord pour ne pas tout perdre ou préférez-vous revenir au SYNTEC ?

Ronchonner sans rien faire n’a jamais amélioré le statut social des salarié-e-s !

Vous pouvez nous écrire jusqu’au vendredi 5/12 que vous vous engagez personnellement : Si vous êtes nombreux, nous agirons en conséquence !

Pérennité de l’emploi : Tout va-t-il vraiment mieux que quand c’était pire ?

Dans notre flash d’octobre, la CFDT vous faisait part de l’ampleur des pertes de 2013 et de celles creusées au premier semestre. Nous vous relations aussi comment nous avons dû agiter le chiffon rouge du tribunal de commerce pour obliger la Direction à nous donner enfin une vue réelle de la situation.

Depuis, les chiffres semblent s’améliorer : La Direction est toute fière de montrer deux mois consécutifs à l’issue desquels la marge opérationnelle serait positive. Pour autant, elle ne nous dit pas ce qu’il en est réellement, c’est-à dire après prise en compte des coûts centraux, des refacturations à DACP. Elle refuse d’ailleurs explicitement de donner le Résultat Opérationnel Courant du troisième trimestre. Seul un retour durable de celui-ci au-dessus de zéro pourrait rassurer la CFDT sur l’avenir de la société.

Tant que la transparence ne sera pas totale, tant que la confiance dans l’avenir ne sera pas restaurée, tant que nous craindrons la cessation de paiement, la majorité CFDT du CE avancera patiemment, pièce après pièce, avec son avocat et son expert-comptable jusqu’au tribunal de commerce s’il le faut. D’ailleurs, cette juridiction a peut-être été déjà alertée par des fournisseurs payés tardivement (Cf. l’huissier qui s’est présenté à l’agence de Lyon pour recouvrer les loyers en retard ou les réclamations d’AIRIAL)…

Au début du mois, des « réunions T3 » ont eu lieu à Saint-Denis et à Nantes, peut-être ailleurs. Lles slides présentés au CE ont été à nouveau projetés et commentés devant une assistance composée de managers, de commerciaux, de personnes du recrutement, d’assistantes. Il s’agissait de trouver des relais d’opinion pour diffuser la confiance auprès des salariés. Raté : Certains participants sont venus nous trouver pour nous demander ce qu’il en était vraiment et s’ils pouvaient croire ce qu’on leur avait montré.

Conditions de travail : « Réduction » de l’intercontrat

Tout le monde sait qu’un des principaux facteurs de cette très relative amélioration est la diminution de l’intercontrat. La Direction sait dire qu’il y a 70 intercontrats de moins sur les neuf premiers mois mais prétend ne pas savoir combien ont quitté l’entreprise…

La CFDT sait que certains ont « bénéficié de ruptures conventionnelles », elle sait aussi que beaucoup ont fait l’objet de « procédures disciplinaires ».

Quelques conseils si vous vous trouvez convoqué dans « l’antre de la bête », celle qui dévore ses petits parce qu’elle les trouve indignes d’être nourris :

  • N’ayez pas honte, parlez-en avec vos collègues : Ce n’est probablement pas vous le coupable

  • Demandez à un élu CFDT de vous soutenir :

    • Il vous aidera à préparer votre défense, à recueillir des témoignages,

    • Il vous soutiendra quand, lors de l’entretien, le DRH n’aura de cesse de vous humilier,

    • Il saura négocier pour vous épargner l’inévitable, les rares fois où cela sera possible,

    • Il vous délivrera un compte-rendu d’entretien et les attestations nécessaires,

    • Il vous orientera vers un cabinet d’avocat redouté de Novia-Systems.

Conditions de travail : Le Centre de Services VGF

Depuis cet été, la tension monte au centre de services VGF (Volkswagen France) :

  • Les salariés se sentent harcelés, ils sont en état de souffrance,

  • Les chefs de projet sont stressés, en état d’insécurité : Ces responsables intermédiaires sont éjectés du compte les uns après les autres, souvent dans un temps record,

Les élus ont remonté cela à la Direction :

  • Interventions répétées du représentant syndical CFDT aux CE du mois d’octobre,

  • Plusieurs pages de faits et gestes précis et datés, actés par les délégués du personnel de Saint-Denis.

La Direction dit nous avoir entendus. Elle « est allé parler » avec la responsable du centre de services. Cependant rien n’a changé, ou si peu.

Nous nous demandons même si elle a pris conscience de la réalité : Récemment, le dernier chef de projet éjecté du compte a dû répondre d’insubordination dans « l’antre de la bête » alors que tous les témoignages concordent pour affirmer qu’il était là de 7h00 à 21h00 et n’avait pas une minute de répit.

Sachez que la CFDT n’accepte pas la fatalité quand elle affecte la santé des salariés : Si elle ne parvient pas à retrouver une situation normale par la voie douce, la CFDT passera à la vitesse supérieure.

Pour tout problème, contactez les militants CFDT présents à vos côtés !

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