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La réunion du 15 février du Comité d’Entreprise laisse la CFDT mitigée.

 

Situation économique

M. Tordjman affirme aux élus du Comité d’Entreprise sa détermination à redresser l’entreprise ; il esquisse une dynamique et illustre sa confiance en l’avenir par de bonnes nouvelles ici et là.

Il annonce être maintenant complètement au fait de la situation. Deux chiffres montrent selon lui la mauvaise santé de l’entreprise :

  • Les frais de structure

  • Un taux d’intercontrat élevé

 

Dans ce contexte dégradé, M. Tordjman fait pourtant état de bonnes nouvelles qui reflètent le travail effectué depuis la reprise :

  • La mise en place de l’équipe de Direction s’accélère (Arrivée du DRH en décembre, du Directeur Général en janvier et recrutement annoncé d’un Directeur Commercial),

  • Le Chiffre d’Affaires de janvier est inférieur aux prévisions mais la marge est maintenue grâce aux économies réalisées sur les frais de structure,

  • CAR*Base marche très bien,

  • L’ouest bénéficie du redémarrage des projets gelés par ARKEA et d’augmentations de tarifs chez plusieurs clients.

  • Paris voit 7 intercontrats démarrer de nouvelles prestations en février.

 

M. Tordjman présentera en mars le budget 2017 : il projette un bénéfice d’exploitation d’un million d’euros pour CAR*BAse et un résultat à l’équilibre pour l’activité SSII traditionnelle.

Situation sociale

M. Tordjman répète à plusieurs reprises que le redressement ne s’opérera pas contre les salariés mais avec eux, que tous les problèmes seront traités dans la transparence et le respect. Il promet de « revenir vers les salariés » quand la société sera devenue profitable. La CFDT veut bien croire aux « bonnes intentions » de la Direction mais note déjà deux contre-exemples : Rennes et l’emménagement à La Défense.

 

 

Mort de l’agence de Rennes

Depuis septembre 2015, la CFDT n’a eu de cesse d’alerter devant l’absence de perspectives de l’agence de Rennes que l’ancienne Direction laissait mourir à petit feu. La nouvelle Direction en a tiré les conséquences en décembre 2016, sans concertation.

Grâce à la fermeté et l’énergie de ses élus Nantais, la CFDT a finalement permis qu’une perspective soit offerte aux deux salariés qui étaient laissés sans solution.

Il n’empêche que la décision de la direction reporte l’effort sur les salariés rennais qui n’ont pu, pour la plupart ; bénéficier des mesures du PSE.

En l’état actuel de nos informations, l’agence devrait être fermée le 31 mars 2017, les salariés auront alors quitté l’entreprise, ou auront été mutés à Nantes ou au Mans.

Consulté enfin le 15 février, le comité d’entreprise exprime l’avis suivant :

Le CE rappelle qu’il doit être « saisi en temps utile des projets de restructuration et de compression des effectifs » (CT L 2323-31).

Le défaut de consultation du CE en temps utile sur le projet de fermeture de l’agence de Rennes a entraîné l’impossibilité de définir un cadre collectif pour les salarié-e-s concerné-e-s. Ceux-ci se sont retrouvé-e-s seuls face à leur hiérarchie, et ont été obligé-e-s de se positionner sur une mutation à Nantes avant que ne soit discuté au CE un projet de fermeture.

Pourtant, les élu-e-s ont alerté sur la situation de Rennes à plusieurs reprises depuis fin 2015. La direction a volontairement écarté ce site du périmètre du PSE tout en le laissant péricliter.

Aujourd’hui le CE se trouve mis devant le fait accompli. Le site est une « coquille vide » et la nécessité économique du projet n’est même pas démontrée. Les rares données économiques fournies ont été affichées en séance et ne concernaient que le coût des locaux.

L’intervention in-extremis des élu-e-s a permis d’obtenir des conditions minimales.

Faute de procédure collective, les salarié-e-s ont été privé-e-s des mesures d’accompagnement prévues au PSE dont le budget n’est pas épuisé.

Tag(s) : #Comptes-rendus