Category: Comptes-rendus

décembre 20th, 2017 by overblog-cfdt-pits

Les dernières réunions du comité d’entreprise (novembre et décembre) ont surtout porté sur la situation économique de Polymont IT Services et la filialisation de Car*Base. Côté syndical, plusieurs accords ont été négociés (Car*Base, égalité professionnelle), qui ont fait l’objet d’avis circonstanciés du CE. D’autres négociations sont en cours ou vont démarrer (rémunérations, mutuelle-prévoyance, travail à distance…)

En bref, la situation économique est toujours délicate, mais le dialogue social se maintient, sauf exception notable.

Avis du CE sur la filialisation de CAR*Base (15/11/2017)
Avant tout, les élus saluent les efforts d'information et de transparence de la direction et de l'actionnaire quant au projet de filialisation de l'activité Car*Base.
Il ressort de cette information que l'intérêt de l'opération vise principalement à faciliter l'apport de fonds nouveaux, soit par augmentation de capital, soit par emprunt bancaire.
Les élus prennent acte que l'actionnaire fait tous ses efforts pour tenter d'alléger le poids des échéances du plan de continuation et d'obtenir d'autres financements pour Polymont IT Services.
Bien que surpris par les conclusions très critiques du Commissaire aux Apports, les élus comprennent la décision de l'actionnaire de maintenir la valorisation de la filiale à sa valeur nette comptable.
Les élus ont obtenu par ailleurs la garantie de la préservation intégrale du statut social collectif, via un accord de substitution, et de trouver une solution pour assurer la représentation du personnel au CE jusqu'aux élections qui auront lieu au sein de Carbase.
Au vu des éléments énoncés, les élus donnent un avis favorable à la filialisation de l'activité Car*Base.

Quelques jours après cet avis, la situation s’est tendue dans les équipes de Car*Base ; la raison en est-elle la « découverte » d’une situation économique plus contrastée que ce qui nous avait toujours été dit ?  Quoi qu’il en soit les élu.e.s du CE ont jugé souhaitable de voter à l’unanimité une alerte sur ces pratiques.

Alerte du CE sur les conditions de travail Car*Base (19/12/2017)

Les membres du CE ont été informées de signaux très négatifs quant au climat social et aux conditions de travail au sein du périmètre Car*base, à quelques jours de sa filialisation. Le futur directeur général tient en réunion des délégué.e.s du personnel des propos inacceptables sur des salarié.e.s, voire des menaces sur les emplois.

Quel signal la direction veut-elle passer ? Alors que les élu.e.s relèvent :

  • modification unilatérale de la rémunération
  • cas de burn-out ignorés, alors que liés à l’organisation du travail
  • entretien disciplinaire opportuniste
  • température des locaux dangereuse pour la santé
  • dévalorisation du travail lors des entretiens individuels.

Le CE alerte la direction, l’engage à corriger ces dysfonctionnements, et à revenir devant lui à la prochaine réunion de CE.

Cap sur 2018

Ces faits montrent l'importance de conserver des représentants qui puissent alerter l'actionnaire. La situation économique de Car*Base moins brillante qu'annoncé montre qu'il est également nécessaire de conserver un CE, avant que des élections aient lieu dans la filiale. L'accord de substitution, voulu par la CFDT, permet d'organiser cette continuité. De plus, à l'instigation de la CFDT, le CE a pris la décision de continuer à faire bénéficier les salarié.e.s Car*Base des activités du CE comme avant leur transfert.

Égalité professionnelle

Après des négociations que l’on peut qualifier de constructives, la CFDT a décidé de signer le projet sur l'égalité femmes/hommes plutôt que de laisser échapper les quelques points positifs qui s'y trouvent. Nous vous communiquons l'avis des élu.e.s du CE, qui résume bien la position CFDT.

Avis du CE sur l’accord Égalité Femmes/hommes (19/12/2017)

Les élu.e.s comprennent que la direction a besoin de se mettre rapidement en conformité avec ses obligations légales, et qu’elle dispose de moyens très limités actuellement. Ils relèvent par ailleurs que cet accord prévoit quelques mesures réelles et concrètes (indemnité de garde d’enfants …).  Surtout cet accord prévoit un suivi à l’aide d’indicateurs pertinents, à destination entre autres de la commission égalité professionnelle du CE qui pourra ainsi pleinement jouer son rôle.

Mais les élu.e.s déplorent que la plupart des mesures restent insuffisantes pour se rapprocher d’une égalité professionnelle effective. En particulier, cet accord ne prévoit pas de mesure qui permettrait aux femmes de neutraliser le « plafond de verre » : par exemple intégrer l’équipe dirigeante ou dépasser le coefficient 130.

Le CE invite les partenaires sociaux à poursuivre la démarche pour corriger les points négatifs ci-dessus, sans attendre l’échéance de 3 ans prévue par l’accord, notamment en cas d’augmentation des moyens de l’entreprise.

Cap sur 2018

Négociations en cours

Les négociations sur les "rémunérations, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée" ont également commencé. Les propositions de la direction ne sont pas encore connues. La CFDT a émis les demandes suivantes :

  • une augmentation générale (enveloppe à négocier)
  • l'extension de la prime de vacances à tous
  • la rétroactivité de la jurisprudence Altran (minimum garantis en modalité réalisation de mission)
  • l'analyse de la situation des salariés non augmentés depuis plus de 3 ans
  • l'analyse de la situation stagnante des salaires des représentants du personnel
  • un compte épargne temps, avec possibilité d'abondement par la direction (par exemple en avril/mai)
  • une meilleure compensation des temps de transport
  • l'alignement (+ 1 jour) du nombre de jours de congés pour pacs sur celui du mariage (pour le salarié)
  • un jour de plus pour le mariage d'un enfant
  • un nombre de jours enfants malades fonction du nombre d'enfants
  • la subrogation du congé de paternité (maintien du salaire par l'entreprise)
  • l'allongement du congé de paternité
  • l'augmentation du budget de fonctionnement du CE de 0,20 à 0,22% (comme les entreprises > 2.000 salariés)

Cette liste ne se conçoit pas comme un tout, mais comme un catalogue où même une entreprise disposant de peu de moyens peut trouver à améliorer les conditions de travail de ses collaborateurs.

 

Par ailleurs, la CFDT travaille à une prorogation de l’accord sur la prévoyance et la complémentaire santé, qui vient à échéance le 31 mars 2018. Outre les rémunérations, les prochaines négociations, en janvier 2018, aborderont le travail occasionnel à distance.

Cap sur 2018

Situation économique de l’entreprise

Les principaux indicateurs sont en léger progrès même si le rétablissement des comptes se fait attendre. Les élu.e.s peuvent constater l’implication de la direction sur cet objectif.

 

Formation 2017 & 2018

Les finances de la société n’ont pas permis de réaliser une véritable politique de formation. Ce qui est préoccupant pour l’avenir.

 

Locaux :

  • Déménagement de Nantes

La conclusion est proche. Le CHSCT sera consulté en janvier pour un déménagement fin mars.

  • Réaménagement des locaux de Courbevoie

En vue de sous-louer une partie des locaux, la salle de formation accueillera bientôt l'informatique interne, les assistantes prenant leur place actuelle et les RH la place des assistantes.

Il n'y a pas encore de candidats à la location, mais la direction ne désespère pas.

  • Suite du déménagement de Lyon

Le CE a pu constater que les points d'amélioration qu'il a soulevés lors de la consultation de juillet (la veille du déménagement !) sont pour le moment restés lettres mortes. A méditer pour les aménagements à venir !

 

La situation globale est meilleure que l’année dernière à la même époque !

 

Les élu.e.s CFDT du comité d’entreprise vous souhaitent donc de passer d’excellentes fêtes et vous donnent rendez-vous en 2018.

Cap sur 2018

Ensemble plus forts !

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décembre 20th, 2017 by overblog-cfdt-pits

Toute l'équipe CFDT vous souhaite de joyeuses fêtes.

 

19 décembre

Réunion ordinaire du Comité d'entreprise

Effectif et situation de l'entreprise

Information/consultation sur plusieurs accords

Informations sur les aménagements de locaux (Nantes, Courbevoie, Lyon)

20 décembre AG des actionnaires Filialisation de CAR*Base
10 janvier Réunion de négociation

Rémunérations, temps de travail et partage de la valeur ajoutée

Travail occasionnel à distance

17 janvier Réunion ordinaire du Comité d'entreprise

Ordre du jour à définir

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novembre 3rd, 2017 by overblog-cfdt-pits

La réunion de comité d’entreprise du 24 octobre a surtout été consacrée au projet de filialisation de CAR*Base, aux résultats de l’entreprise et à diverses mises au point, comme la dématérialisation des bulletins de paie, la fermeture de la semaine 52 et au décryptage du bilan social.

Résultats de l’entreprise et Conseil d’administration du 18 octobre 2017

Les résultats de l’entreprise sont encore trop justes, mais le résultat opérationnel s’améliore. C’est encourageant mais pas encore suffisant. La principale difficulté de Polymont reste le recrutement. L’effectif peine à grossir.

Au conseil d’administration, il s’agissait surtout d’approuver la filialisation de CAR*Base par l’actionnaire. Nous y avons appris que l’actionnaire joue son rôle et a réinjecté 600 k€ en trésorerie dans Polymont IT Services. Les élu.e.s suivent l’activité de près.

 

Filialisation CAR*Base

Sur le plan économique et financier, les perspectives ne sont pas encore très joyeuses. Nous apprenons au passage que cette opération permettra à CAR*Base de se désolidariser de Polymont IT Services vis-à-vis des échéances du plan de continuation !

Ce qui préoccupait les élu.e.s était le futur statut des salarié.e.s de la nouvelle entité. Nous avons obtenu l’assurance que le personnel garderait toutes les prérogatives et les garanties qu’ils ont actuellement ; en termes de temps de travail et de congés, d’horaires atypiques, de couverture prévoyance et mutuelle, d’égalité homme/femme, de dédommagement des déplacements et d’élu.e.s.

Quoi qu’il arrive, des élections professionnelles dans cette filiale ne pourraient pas avoir lieu avant plusieurs mois et nous devions être sûr.e.s que le statut collectif ne serait pas mis en cause.

La CFDT va poursuivre les négociations en ce sens pour conclure des accords d’anticipation avant la filialisation effective. La consultation du CE va bientôt débuter. Les élus CFDT vous informeront au fur et à mesure des avancées.

 

Dématérialisation des bulletins de paie

Les anomalies liées à cette dématérialisation sont en cours de correction. Faites remonter tout problème que vous pourriez rencontrer. L’essentiel est que le choix que vous avez fait est réversible, vous pourrez revenir au bulletin papier ou demander la dématérialisation à tout moment.

Information-consultation sur les congés employeur durant la semaine du 25 décembre au 1er janvier

Comme tous les ans, Polymont impose des congés pour la semaine 52. Comme d’habitude également, certaines personnes sur des projets tendus ou ne pouvant arrêter leur activité du fait de leur client seront contraintes de travailler. Finalement cela vaut surtout pour les salarié.e.s en inter-contrat. Autant les motivations économiques de cette mesure sont tout à fait compréhensibles, autant la méthode est très discutable.  
En cas de difficulté vis-à-vis de cette contrainte, n’hésitez pas à vous rapprocher de vos élu.e.s en même temps que vos managers, la direction s’est engagée à trouver des solutions personnalisées.

Information-consultation sur les nouveaux formulaires des entretiens

La DRH a refondu le support des entretiens annuels d’évaluation, et créé celui que la CFDT réclame depuis longtemps : l’entretien professionnel, dont l’objet n’est pas une évaluation, mais les perspectives de carrière.

Globalement, les élus se sont montrés satisfaits du contenu. De même, ils ont salué la formation des managers que fera la DRH courant novembre.

Les élus CFDT ont surtout insisté sur le dialogue qui doit s’instaurer entre les deux parties durant ces entretiens. Le manager, même s’il « tient le crayon », ne mène pas seul l’entretien. Le salarié est présent pour donner son point de vue et ses souhaits, qui doivent être retranscris comme tels.

Les élus ont également insisté sur le traitement nécessaire post-entretien : le suivi régulier de l’avancement des décisions, la prise en compte dans le plan de formation des souhaits exprimés…

Les entretiens seront cette année encore groupés en fin d’année, avec la charge de travail correspondante pour les managers. Ils commenceront courant novembre. Une information sera envoyée par la direction : à partir des documents support, à chaque salarié de préparer soigneusement son entretien.

Les élus CFDT sont à la disposition de chacun pour vous aider dans cette préparation. Sollicitez-nous.

Bilan social

Le comité d’entreprise rendra un avis à la prochaine réunion mais il ressort du passage en revue détaillée des indicateurs, que :

  • la pyramide des âges « s’aplatit » (reflétant une meilleure répartition des âges),
  • les salaires moyens baissent,
  • la différence entre les plus gros et les plus petits salaires augmente,
  • la proportion d’ETAM par rapport aux Ingénieurs et cadres augmente,
  • la féminisation de l’effectif est encore trop faible.

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juillet 28th, 2017 by overblog-cfdt-pits

 

Les comptes 2016 et partiels 2017 de l’entreprise, les soucis de l’informatique interne et le déménagement de Lyon étaient les principaux sujets de cette réunion.

Le point à retenir est que l’activité se redresse, bien que l’effectif productif tarde à repartir à la hausse, limitant le chiffre d’affaires. Actionnaires et direction doivent continuer leurs efforts.

 

Meilleure activité

Si la situation reste précaire, elle est contrebalancée par des améliorations visibles sur l’activité.

Le taux d’affectation des salariés, congés exclus (TACE), se maintient depuis mars au-dessus de 88% (82% en janvier), proche de l’objectif du plan de continuation (90%).

Les actions de la direction vers les clients produisent des effets. Côté commercial, l’actuelle embellie du marché des ESN nous est favorable et l’ensemble des provinces est en progression. Seule la région parisienne peine.

L’activité de Car*Base sera étudiée de plus près dès lors que son responsable se rendra disponible pour une prochaine réunion du CE.

 

L’enjeu : l’effectif

L’amélioration de l’activité ne se traduit pas en chiffre d’affaires, car l’effectif productif a continué à décroître jusqu’à présent.

Les volumes des entrées et des sorties sont faibles, signe que la direction ne réussit pas à recruter suffisamment tout en conservant les salarié.e.s en place. La tâche est certes complexe, le marché de l’emploi est très concurrentiel : l’actuelle embellie du marché des ESN nous est défavorable, parce que nous manquons d’arguments forts à faire valoir auprès des candidats, qui sont donc captés par la concurrence.

La direction organise des actions (cooptation, concours, incitations, tournoi, happy hours) où l’imagination tente de pallier le manque de moyens. Il est désormais clair que ça ne suffira pas.

Si le salaire et l’intérêt des missions sont les principaux attraits, il existe d’autres leviers pour fidéliser les salarié.e.s en poste et pour attirer des candidat.e.s. La CFDT propose d’enrichir le statut social de mesures visant la qualité de vie au travail, sujets qu’elle portera lors des négociations à venir.

 

Informatique interne

Depuis quelques temps, ça craque de partout. De nombreux services ne fonctionnent plus, causant énervement et retards. C’est aussi l’image de l’entreprise qui souffre, à nouveau.

La direction a-t-elle là aussi cherché les économies ? ou mal anticipé les besoins ? Elle est d’accord sur le constat, mais traîne à trouver les solutions. Aujourd’hui, il y a urgence.

Pas le choix, il va falloir « casser la tirelire » !

 

Lyon déménage

Du fait des baisses d’effectif, les locaux sont devenus trop grands par rapport aux besoins actuels, à Lyon mais potentiellement aussi à Courbevoie ou Nantes. La direction cherche à adapter les surfaces.

La solution de rester dans le même bâtiment, quelques étages au-dessus, satisfait les lyonnais. Le CHSCT et le CE ont émis plusieurs propositions, dont la plupart a été acceptée par la direction. Une réserve importante demeure quant aux conditions de travail sur le plateau de 20 postes destinés aux productifs.

Les élus comptent suivre de près cet aspect, d’autant plus important dans une entreprise qui manque de ressources humaines.

 

La situation de l’entreprise reste préoccupante et très dépendante de l’investissement de ses actionnaires. Le potentiel nécessaire pour se relancer est acquis. L’enjeu majeur des mois à venir porte sur la croissance de l’effectif productif. Actionnaires et direction devront de notre point de vue investir davantage pour réaliser leurs objectifs.

Les élus CFDT sont et resteront comme toujours très attentifs aux événements. Lors des négociations prochaines, la CFDT sera à son habitude force de proposition pour améliorer les conditions de travail des salariés. Avec votre soutien.

 

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juin 28th, 2017 by overblog-cfdt-pits

La première réunion du CE a débuté par la nomination aux différents postes du bureau et des commissions.

La direction et les actionnaires continuent leurs efforts pour entretenir le dialogue social, mais montrent tout de même des difficultés à appréhender le point de vue des salariés.

Mise en place du nouveau CE

Réunion

Le bureau du CE (Secrétaire, Trésorier et leurs adjoints) a été désigné, ainsi que les représentants du CE au Conseil d'administration de l'entreprise (Cf. site du CE, Permanences et contacts). Les différentes commissions du CE ont été partiellement constituées, avec au moins leur président parmi les élus CE.

La CFDT, bien que majoritaire, a proposé des postes du Bureau du CE et de président de commission aux élus CGT, qui ont décliné l’offre.

Situation de l'entreprise

Le Directeur-général a présenté les chiffres de l'entreprise à fin mai. La situation est stable par rapport à avril. Il se propose en juillet de présenter le bilan du premier semestre, pour faire ressortir les améliorations depuis le début d'année (chiffre d'affaires, taux d'inter-contrat).

Il a toutefois reconnu que l'activité n'est pas encore en mesure de couvrir les besoins de l'entreprise ainsi que les échéances de sa dette. De même, l'effectif continue à baisser légèrement. C'est pourquoi la direction mène des actions pour embaucher, créer un esprit d'entreprise et améliorer l'image de marque de l'entreprise.

Assemblée générale des actionnaires

Les représentants du CE ont assisté à l'AG des actionnaires qui a adopté les comptes 2016 de l'entreprise, affecté le "bénéfice" à la reconstitution des fonds propres et entériné le changement de siège social de l'entreprise.

Comme ils s'y étaient engagés, les actionnaires ont versé la première partie du prêt annoncé.

Les critiques, dans certaines publications syndicales, de leur action pourtant salvatrice, inquiètent les actionnaires. Les représentants du CE ont rappelé que leur apport de capitaux constitue certes un gage d'implication. Des améliorations sont visibles mais la confiance n'est pas encore acquise. Des efforts restent à faire, notamment pour fidéliser les salariés et attirer des candidats.

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février 22nd, 2017 by overblog-cfdt-pits

La réunion du 15 février du Comité d’Entreprise laisse la CFDT mitigée.

 

Situation économique

M. Tordjman affirme aux élus du Comité d’Entreprise sa détermination à redresser l’entreprise ; il esquisse une dynamique et illustre sa confiance en l’avenir par de bonnes nouvelles ici et là.

Il annonce être maintenant complètement au fait de la situation. Deux chiffres montrent selon lui la mauvaise santé de l’entreprise :

  • Les frais de structure

  • Un taux d’intercontrat élevé

 

Dans ce contexte dégradé, M. Tordjman fait pourtant état de bonnes nouvelles qui reflètent le travail effectué depuis la reprise :

  • La mise en place de l’équipe de Direction s’accélère (Arrivée du DRH en décembre, du Directeur Général en janvier et recrutement annoncé d’un Directeur Commercial),

  • Le Chiffre d’Affaires de janvier est inférieur aux prévisions mais la marge est maintenue grâce aux économies réalisées sur les frais de structure,

  • CAR*Base marche très bien,

  • L’ouest bénéficie du redémarrage des projets gelés par ARKEA et d’augmentations de tarifs chez plusieurs clients.

  • Paris voit 7 intercontrats démarrer de nouvelles prestations en février.

 

M. Tordjman présentera en mars le budget 2017 : il projette un bénéfice d’exploitation d’un million d’euros pour CAR*BAse et un résultat à l’équilibre pour l’activité SSII traditionnelle.

Situation sociale

M. Tordjman répète à plusieurs reprises que le redressement ne s’opérera pas contre les salariés mais avec eux, que tous les problèmes seront traités dans la transparence et le respect. Il promet de « revenir vers les salariés » quand la société sera devenue profitable. La CFDT veut bien croire aux « bonnes intentions » de la Direction mais note déjà deux contre-exemples : Rennes et l’emménagement à La Défense.

 

 

Mort de l’agence de Rennes

Depuis septembre 2015, la CFDT n’a eu de cesse d’alerter devant l’absence de perspectives de l’agence de Rennes que l’ancienne Direction laissait mourir à petit feu. La nouvelle Direction en a tiré les conséquences en décembre 2016, sans concertation.

Grâce à la fermeté et l’énergie de ses élus Nantais, la CFDT a finalement permis qu’une perspective soit offerte aux deux salariés qui étaient laissés sans solution.

Il n’empêche que la décision de la direction reporte l’effort sur les salariés rennais qui n’ont pu, pour la plupart ; bénéficier des mesures du PSE.

En l’état actuel de nos informations, l’agence devrait être fermée le 31 mars 2017, les salariés auront alors quitté l’entreprise, ou auront été mutés à Nantes ou au Mans.

Consulté enfin le 15 février, le comité d’entreprise exprime l’avis suivant :

Le CE rappelle qu’il doit être « saisi en temps utile des projets de restructuration et de compression des effectifs » (CT L 2323-31).

Le défaut de consultation du CE en temps utile sur le projet de fermeture de l’agence de Rennes a entraîné l’impossibilité de définir un cadre collectif pour les salarié-e-s concerné-e-s. Ceux-ci se sont retrouvé-e-s seuls face à leur hiérarchie, et ont été obligé-e-s de se positionner sur une mutation à Nantes avant que ne soit discuté au CE un projet de fermeture.

Pourtant, les élu-e-s ont alerté sur la situation de Rennes à plusieurs reprises depuis fin 2015. La direction a volontairement écarté ce site du périmètre du PSE tout en le laissant péricliter.

Aujourd’hui le CE se trouve mis devant le fait accompli. Le site est une « coquille vide » et la nécessité économique du projet n’est même pas démontrée. Les rares données économiques fournies ont été affichées en séance et ne concernaient que le coût des locaux.

L’intervention in-extremis des élu-e-s a permis d’obtenir des conditions minimales.

Faute de procédure collective, les salarié-e-s ont été privé-e-s des mesures d’accompagnement prévues au PSE dont le budget n’est pas épuisé.

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janvier 2nd, 2017 by overblog-cfdt-pits

Le Comité d’entreprise a approuvé les comptes de son exercice clos le 30 septembre 2016.

Le déficit du budget des activités (22%) illustre le maintien du niveau des prestations du CE, voulu par les élus CFDT malgré la baisse de ses ressources. Les réserves de ce budget baissent de 13%, mais restent suffisantes pour permettre aux élus CFDT de décider une nouvelle année de maintien des activités au même niveau.

Le budget dit de fonctionnement est à l’équilibre malgré des dépenses exceptionnelles dues aux événements de la période et la même baisse de ressources, compensées par des efforts d’économies, portés principalement par les élus CFDT. Ainsi préservées, les réserves assurent les moyens de financer dans le futur les soutiens nécessaires au CE pour le bon accomplissement de ses missions économiques.

Des réserves, pour quoi faire ?

Le CE a d’importantes réserves, apportées par le CE Effitic à majorité CFDT (le CE T-Systems a conservé les siennes). Les deux dernières années ont montré l’utilité de disposer de réserves.

Les budgets du CE

Le CE dispose de deux budgets, un pour chacun de ses rôles :
•    le budget des Activités sociales et culturelles (ASC) est distribué aux bénéficiaires du CE,
•    le budget des Activités économiques et professionnelles (AEP, ex Fonctionnement) est réservé à l’usage propre au CE dans le cadre de sa mission économique.

 

En 2015, les garanties et les coûts des contrats de mutuelle et de prévoyance ont été renégociés. Très techniques, ces sujets nécessitent des connaissances que n’ont pas les élus. Grâce à l’aide de l’expert voulu par les élus CFDT, un meilleur rapport garanties/coûts a été obtenu, au bénéfice de tous les cotisants et assurés. Pour cela, le CE a investi un quart des réserves du budget AEP (Cf. encart ci-dessus).
En 2016, la direction lance un PSE, le CE doit annuler un voyage au ski qui aurait eu lieu au moment même où les licenciés quittaient l’entreprise. Pourtant, est-ce le moment de réduire les prestations du CE ? Non, les élus CFDT se refusent à pénaliser les salariés déjà tourmentés dans leur emploi et acceptent un déficit, qui sera financé sur les réserves du budget ASC.

Répartition des dépenses des activités nationales (exercice 2015-2016)

Répartition des dépenses des activités nationales (exercice 2015-2016)

Activités sociales et culturelles

Cette décision des élus CFDT a permis de :
•    maintenir au même niveau les subventions du CE et les budgets des commissions locales,
•    organiser un voyage à Majorque, un séjour en VVF et un week-end UCPA en différents lieux,
•    ajouter une distribution exceptionnelle de bon d’achat (100€ chacun à Noël).

La réalisation des activités a été possible malgré une implication très limitée des élus du fait de fortes sollicitations sur l’économique, grâce au personnel expérimenté du CE et à une organisation d’une efficacité éprouvée, mise en place par la CFDT dès 2009. Elle a d’ailleurs continué à évoluer, avec la dématérialisation presque complète des documents.

En parallèle, les ressources du CE, basées sur la masse salariale, ont diminué plus rapidement que le nombre de bénéficiaires : le constat a été fait que le salaire moyen a diminué en 2015 de 5% (bilan social) et que cette baisse se poursuit en 2016.

Malgré une baisse encore plus importante des recettes du CE en 2017, les élus CFDT ont proposé et adopté un budget déficitaire (mais sans bons d’achat) pour l’exercice 2016-2017.

Répartition des dépenses des Commissions locales (exercice 2015-2016)

Répartition des dépenses des Commissions locales (exercice 2015-2016)

Activités économiques et professionnelles

L’analyse du résultat de l’exercice précédent montrait plusieurs dépenses hors norme :
•    Une terminée : l’expert « mutuelle »,
•    Une appelée à être maintenue mais minorée : les frais d’avocats augmentés par la défense des intérêts des salarié.e.s pendant la procédure de redressement judiciaire,
•    Une rémanente : les prestations de rédaction des procès-verbaux des réunions.
Avec pour conséquence un déficit de près de 25%. Les deux premières sont d’intérêt collectif, alors que la dernière sert au confort de certains élus habitués à un CE plus "riche". Pour préserver des réserves qu’ils savent difficiles à reconstituer, les élus CFDT y ont donc mis un terme, et ont assuré ces tâches eux-mêmes, seuls.

Après un exercice 2015 en fort déficit, assumé, les élus CFDT ont ainsi pu, sans rien abdiquer, préserver des réserves qui seront nécessaires dans l’avenir.

Transparence et publicité

Les tableaux des comptes du CE ainsi que le rapport de gestion (nouveauté) sont consultables sur le site du CE, rubrique « Documents ».

L’argent du CE est une affaire sérieuse. Les adhérents CFDT savent faire. Avec la CFDT, vous faites le bon choix :

Rejoignez-nous !

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janvier 2nd, 2017 by overblog-cfdt-pits

Qui n’avance pas recule, nous a démontré l’ancienne direction. La nouvelle montre qu’elle veut avancer vite, mais le fait encore lentement. Néanmoins, fin janvier, les acteurs seront en place et la deuxième vitesse pourra être enclanchée.

Comme tous les salariés, la CFDT est impatiente qu’un renouveau marque la rupture avec le passé calamiteux de l’entreprise. Les adhérents CFDT veulent participer à la relance de l’entreprise, pour y imprégner leur marque.

Nominations

Le 13 décembre, un nouveau DRH est arrivé : Gilles Genêt prend la place de Jean-François Moreau, nommé en début d’année 2016.

M. Genêt a commencé par trois jours de réunions successives avec les CHSCT puis le CE, qui ont permis à chacun de se découvrir. Notre première impression est très positive, comme l’a aussi été l’action de M. Moreau, que nous remercions au passage.

Le nouveau Directeur-général, M. Loïc Delobelle, est annoncé d’ici fin janvier. Cette arrivée tardive repousse d’autant la présentation de la stratégie de l’entreprise. Le recrutement de plusieurs responsables d’agence est annoncé.

Négociations

L’année 2016, redressement oblige, a été pauvre en négociations. Elle se termine par les rémunérations 2017, mais la direction n’a pas encore donné de réponse définitive.

Etant donnés les moyens réduits de l’entreprise, la CFDT a axé ses revendications sur l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Ainsi de notre demande de revaloriser les tickets restaurant de 0,50€, acceptée par la direction. Ainsi également de notre demande d’une augmentation également répartie entre tous les salariés, en signe de remerciement pour avoir supporté les difficultés sans fuir le navire.

Par ailleurs, la CFDT s’est attachée à corriger plusieurs anomalies dans les minimas applicables : nous n’avons que partiellement eu gain de cause, et entendons bien persévérer (rétroactivité « Altran », prime de vacances).

Le programme des négociations du premier semestre 2017 est d’ores et déjà chargé :

  • Temps de travail, à la demande de la direction : l’occasion peut-être de redonner un peu d’attractivité à cette entreprise ?

  • Egalité professionnelle

  • Compensation des temps de transport, frais de déplacement

  • télétravail

  • Intéressement, à la demande de la direction 

  • Protocole électoral pour les élections professionnelles, qui auront lieu en mai-juin 2017.

La réussite de ces négociations se mesurera à la capacité de la direction à écouter les salariés et leurs représentants. Comme toujours, la CFDT s’impliquera à fond et saura prendre ses responsabilités d’organisation syndicale majoritaire.

Instances représentatives du personnel

Dès début 2017, le CE et les CHSCT seront fortement sollicités par des évolutions de l’entreprise : filialisation de Car*base, réorganisation des divisions, analyse du budget prévisionnel et de la stratégie 2017, des résultats 2016, orientation vers de nouvelles activités…

Des changements sont bien nécessaires. La CFDT exprimera l’opinion des salariés sur leur contenu et afin qu’ils soient mis en place dans les meilleures conditions pour tous.

Par exemple, les élus CFDT sont très critiques sur :

  • l’emménagement prématuré des salariés à La Défense, au milieu d’un vrai chantier (cloisons et moquette en cours de pose, pas de toilettes, courants d’air fréquents … avec les nuisances qui vont avec),

  • son résultat (un mois après : climatisation toujours défectueuse, lumières trop intenses, toilettes pas opérationnelles).

Les élus CFDT ont aussi réclamé que la mutation « sauvage » des salariés rennais, en vue d’une fermeture de l’agence, soit arrêtée, afin de commencer par la concertation préalable avec les salariés et la consultation du CE.

En dehors de ces quelques « réglages » à mettre au point, la CFDT considère que les annonces de M. Tordjman lors de la réunion du CE le 15 décembre vont dans le bon sens : renforcement du commerce, mobilisation des réseaux de relations de nos nouveaux dirigeants, développement de synergies avec Investance, rencontres des principaux clients, recherche de partenariats, développement de nouvelles offres, réorganisation en agences régionales avec recrutement de responsables locaux, rencontre mensuelle des salariés en clientèle par leur responsable.

Perspectives 2017

Dialogue social

La nouvelle direction a restauré le dialogue, tant avec les salariés qu’avec leurs représentants. Reste encore à le développer et à éviter les tentations de certains à aller « plus vite que la musique ». La CFDT restera intraitable sur le respect des instances et des personnes.

Cela signifie que la CFDT est prête à discuter, plutôt que de découvrir après coup le mal fait (comme cela a été le cas avec l’ancienne direction). Comme toujours, la CFDT préfère rechercher la conciliation plutôt que d’engager une guéguerre stérile.

La période qui s’ouvre est forte d’enjeux cruciaux pour l’avenir de l’entreprise et de ses salariés. La CFDT, acteur majeur du dialogue social et représentant majoritaire des salariés, y prendra toute sa place. Les adhérents CFDT sont ainsi privilégiés pour exprimer leurs opinions et remarques.

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janvier 2nd, 2017 by overblog-cfdt-pits

Contre vents et marées dans la période trouble que vient de vivre l’entreprise, les représentants du personnel CFDT ont rempli leurs missions avec opiniâtreté, au mieux de leurs capacités et en accord avec leurs valeurs, dans l’intérêt de la majorité des salariés.

L’attitude sérieuse et crédible de la CFDT a permis la renaissance du dialogue social avec une direction qui, face aux enjeux importants du sauvetage de l’entreprise, a un impératif besoin du soutien de ses salariés.

En ce début 2017, vos représentants CFDT perçoivent le vent du renouveau, une bise encore bien légère mais qui autorise à espérer le redressement de l’entreprise.

Négociations

Le PSE, voulu par l’administrateur judiciaire, a été encadré par l’accord qui en a largement amélioré les conditions, grâce à l’action de la seule CFDT. La CFDT assume cette difficile décision. D’une part, 90% de nos collègues licenciés sont aujourd’hui reclassés avec des conditions d’emploi bien souvent supérieures à ce qu’elles étaient chez Polymont. Et, d’autre part, le PSE a rendu possible l’arrivée d’un repreneur et la préservation durable de 550 emplois.

La protection sociale, renouvelée en 2015 dans de bonnes conditions grâce à la forte implication des équipes CFDT, a accompagné les salariés et leur famille durant les épreuves de l’année 2016.

L’année 2016 se termine par des négociations sur les rémunérations, dont le verdict n’est pas connu aujourd’hui, sauf pour la proposition de la CFDT de revaloriser les tickets restaurant à 8,90€, acceptée. Une petite mais concrète amélioration du pouvoir d’achat de chacun.

Activités économiques et professionnelles

La CFDT, majoritaire, a été sur tous les fronts, seule à assurer le bon fonctionnement du Comité d’entreprise et la défense collective des salariés.

Partout où ils sont, les élus CFDT sont à l’écoute des salariés. Ils ont fait entendre leur voix en tous lieux et toutes circonstances : réunions ordinaires et extraordinaires, commissions habituelles et exceptionnelles, tribunaux, assemblées générales des actionnaires et conseils d’administration… Ce faisant, ils se sont attachés à éviter les polémiques stériles. C’est par ce travail de fourmis, obstiné, qu’ils ont obtenu des avancées.

Activités sociales et culturelles

Grâce à la gestion attentionnée et anticipative des élus CFDT, à l’organisation efficace qu’ils ont mise en place depuis des années, le CE a maintenu et maintient encore le même niveau de prestations sociales et culturelles.

Perspectives

La nouvelle direction apporte une volonté de changements. Ils sont nécessaires, et vont générer une charge de travail conséquente (négociations, évolutions dans les structures, organisations, métiers…). Les équipes CFDT sont prêtes à relever le défi, toujours sans rien lâcher d’essentiel, et en visant le meilleur pour l’ensemble des salariés.

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Bilan 2016

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juillet 28th, 2016 by overblog-cfdt-pits

Toutes les conditions semblent réunies pour une reprise au cours de l’été.

L’ensemble des acteurs s’est prononcé pour le projet de reprise remis hier 26 juillet au Tribunal de Commerce de Paris : les créanciers (Trésor Public, URSSAF, AGS, caisses de retraite, mutuelle, pour les plus importants), l’administrateur judiciaire, le mandataire judiciaire, le comité d’entreprise, le Procureur, et le Juge. Mises à part quelques formalités techniques qui restent à régler (voir ci-dessous), nous pouvons affirmer aujourd’hui que l’aventure va se poursuivre !

La CFDT unanime, elle, soutient ce projet de reprise comme étant le seul à donner un avenir aux salarié-e-s, mais a déjà fait entendre à M. Mérindol quelques préconisations pour éviter que l’embellie ne soit que passagère.

 

Les détails de la procédure

Depuis notre flash de fin juin, les étapes se sont succédées à vive allure. Nous n’attendons plus que l’expiration du délai légal de 30 jours imparti aux créanciers, et la confirmation formelle de l’accord de la CCSF (qui regroupe les créanciers publics), accord déjà encadré par un accord interministériel.

Le Procureur, alors qu’il était contre auparavant, a requis hier une prolongation de la période d’observation de deux mois, afin de donner le temps de finaliser ces aspects procéduraux. Le Juge, en prenant la décision d’accepter cette prolongation exceptionnelle mais en fixant l’audience décisive le 22 août (donc bien avant la fin de la prolongation), montre aussi que, sauf extraordinaire, il homologuera le plan de continuation (qu’il n’a pas eu encore le temps d’étudier en détail) et qu’il a compris notre demande de sortir du redressement judiciaire au plus vite.

 

Le volet Capitalistique et financier

L a société PROTISFI 4 TPM (nom temporaire), filiale du groupe CARMIN, est détenue conjointement par M. Mérindol (l’ancien Directeur Général de la Caisse d’Epargne) et M. Tordjman (le fondateur de GFI). Dès l’homologation du plan de continuation :

  • PROTISFI 4 TPM injectera 8 Millions d’argent frais dans POLYMONT GROUP en contrepartie de 80% des actions,

  • Les 8 Millions seront redescendus immédiatement dans PITS (Polymont IT-Services, nous).

  • En complément, les créanciers font cadeau à PITS de 13 à 15 millions de créances. Compte-tenu des frais, cela correspond aux 20 millions de reconstitution des fonds propres dont parle la direction dans son communiqué de presse de ce 27 juillet.

Ce plan est déjà mis en œuvre par PITS : l’Assemblée générale des actionnaires, réunie lundi 25 juillet, a décidé l’augmentation de capital et a accepté la démission de la présidente, Mme M.-L. Chevallier, sous condition suspensive de l’adoption du plan de continuation par le tribunal. C’est-à-dire qu’elles seront appliquées d’office dès la parution du jugement.

En outre :

  • Le plan contient une clause d’inaliénabilité des actifs au titre de laquelle rien de ce que possède PITS ne pourra être vendu pendant un délai de 5 ans sans l’aval du Tribunal de commerce. Ce dernier désignera d’ailleurs un commissaire à l’exécution chargé de surveiller la bonne exécution du plan de continuation,

  • L'investisseur entend gérer Polymont IT services et Polymont Engineering de manière distincte, et pourvoir séparément aux besoins des deux filiales si cela devait s’avérer nécessaire.

Le business plan repose sur deux fondamentaux de qualité : un passif exigible réduit dans des proportions exceptionnelles, des prévisions recalées sur les performances réelles de la société et non sur les chiffres auxquels la Direction sortante rêvait encore le mois dernier.

Cependant ce business plan exige une remontée rapide des effectifs productifs dès l’automne, tout en maintenant un bon niveau de TACE et de TJM, faute de quoi la situation de trésorerie redeviendrait tendue à l’horizon 2018. En effet, le nombre de salariés « productifs » est descendu à 455 fin juin, une quarantaine en-dessous du plan initial, et devrait continuer à baisser légèrement à court terme. L’enjeu sera de remonter à 525, nombre sur lequel table le projet de reprise à partir de mi-2017. La CFDT s’est exprimée sur ce sujet (voir le volet RH à suivre).

A très court terme, un autre enjeu porte sur la sortie la plus rapide possible du redressement judiciaire vis-à-vis des clients, notamment du secteur public (en RJ, nous ne pouvons concourir pour les marchés publics). La CFDT a mis en exergue cette exigence devant le Tribunal.

Le volet RH et le volet managérial

Monsieur Mérindol est venu rencontrer trois fois le comité d’entreprise :

  • Les élus lui ont remonté la souffrance au travail endurée par beaucoup et le mal-être de chacun face à l’opacité d’une Direction qui s’est disqualifiée elle-même,

  • La CFDT lui a envoyé un courrier résumant les principales « performances » de Monsieur Dermont et de Madame Chevalier (Destruction de 500 emplois, perte des fonds apportés par HP et T-Systems, creusement d’un passif de plus de 30 millions).

Les élus lui ont rappelé que la réussite du plan de continuation passait en premier lieu par une politique de gestion des ressources humaines ambitieuse car il est impératif de restaurer la confiance de l’ensemble des salariés de PITS. Il faut absolument :

  • Recruter un DRH qui fera preuve d’un réel respect de l’humain, qui saura tenir tête aux managers quand leurs idées seront préjudiciables aux salariés et insufflera un climat propice aux échanges et au développement de la créativité,

  • Envoyer un message fort aux managers pour qu’ils puissent convaincre leurs équipes qu’il y a un changement de méthode,

  • Faire preuve de transparence vis-à-vis des salariés, notamment par une communication honnête et pertinente,

  • Rétablir un véritable dialogue social avec les IRP notamment en cessant l’obstruction systématique,

  • Mettre en place une organisation stable et autonome au niveau des agences afin de rétablir la confiance au niveau local,

  • Aider chacun à se construire un avenir dans la Société, en lui proposant des possibilités d’évolution et en lui en donnant les moyens,

  • Mettre en œuvre tous les efforts possibles pour accompagner les personnes en situation difficile, dont certaines craignent d’être licenciées.

Monsieur Mérindol nous a semblé conscient du mauvais climat social (mais jusqu’à quel point ?) et de son impact sur le recrutement, donc sur la réalisation de son business plan. Il indique que :

  • Le volet RH est prioritaire,

  • Aucun licenciement n’est prévu, chacun ayant sa place dans une société en croissance,

  • Une attention particulière sera portée à la communication.

Sur le plan managérial, Monsieur Mérindol :

  • confirme être à la recherche d’un Directeur Général qui remplacera l’actuel et supervisera l’ensemble des fonctions de la société,

  • assure que les actionnaires historiques n’auront plus aucune responsabilité opérationnelle : c’était un impératif absolu dont la CFDT lui avait fait part par écrit.

Le volet industriel

Selon le business plan, Carbase représente l’essentiel de la contribution au résultat.

Monsieur Mérindol indique que l’activité sera filialisée rapidement. En effet, le business model d’un éditeur de progiciel est très différent de celui d’une SSII traditionnelle.

Par ailleurs, Monsieur Pévère conservera la Direction de l’activité.

L a CFDT sait que l’essor d’une activité va de pair avec les satisfactions que les salarié-e-s tirent de leur travail. La CFDT restera donc particulièrement vigilante sur les conditions de travail dans ces équipes. Elle appelle les salarié-e-s de Carbase à la rejoindre pour construire ensemble un cadre épanouissant pour elles et eux. Contacts sur le site de Saint-Denis : Sophie Carvalho, François Noizet

 

Par ailleurs, les élus ont bien évidemment fait part à Monsieur Mérindol de l’état de déliquescence dans laquelle se trouvent les agences les plus malmenées par la Direction sortante (Paris, Lyon, Nantes et Rennes). Nous l’avons particulièrement alerté sur le commerce et sur l’organisation :

  • Un investissement important devra être consenti pour recréer un tissu local,

  • Chaque site devra disposer d’une réelle autonomie managériale et être dirigé par un responsable local ayant les pouvoirs et les moyens de s'investir réellement dans l'animation de son entité et de relancer une dynamique et un esprit d'entreprise.

Monsieur Mérindol nous a indiqué qu’il ne pouvait pas répondre pour le moment, ne serait-ce que parce qu’il n’a pas encore rencontré les Directeurs de Division (ce qu’il ne peut faire tant que le plan n’est pas homologué). Par contre, il a réaffirmé l’importance qu’il accordait au sujet : dès son arrivée et en concertation avec toutes les personnes concernées, le futur Directeur Général procédera à l’analyse des forces et des faiblesses de PITS, élaborera une stratégie industrielle et définira l’organisation adaptée. Cette stratégie devra ensuite être déclinée en plans d’actions à tous les niveaux de la société.

Bien entendu, les élus CE ont été un peu frustrés de la réponse mais force est de reconnaître que la démarche est sérieuse et que cela nous change agréablement de ces gens qui disaient tout savoir en arrivant et nous ont précipité dans l’abîme.

 

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