Category: Périmés

février 1st, 2017 by overblog-cfdt-pits

Depuis plusieurs mois, nous sommes confrontés à des dénigrements parfois violents de la part de la CGT.

Nous avons naturellement des divergences de vues et d’approches sur notre engagement syndical, mais la CFDT ne veut pas se laisser distraire de sa tâche en répondant sans cesse aux attaques.

Nous respectons la CGT en tant qu’organisation syndicale représentative ; elle contribue à exprimer la pluralité des points de vue des salarié.e.s. Cependant, nous estimons que nos différences ne doivent pas nous entrainer dans des querelles vaines et des polémiques stériles.

Nous nous concentrons sur ce que nous pensons devoir faire et demanderons aux salarié.e.s de juger factuellement le travail accompli. Nos actions parlent pour nous. A chaque organisation syndicale de présenter son bilan.

Cette mise au point sera donc l’unique réponse de la CFDT à toute éventuelle attaque dont elle pourrait faire l’objet.

La campagne électorale est lancée !

Non, la guerre syndicale n'aura pas lieu !

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juin 6th, 2016 by overblog-cfdt-pits

En avril, l’administrateur judiciaire annonçait qu’un investisseur potentiel s’était signalé, et examinait la situation de l’entreprise. Le CE demandait que son apport soit vérifié. Le tribunal, suivant la requête en ce sens du Mandataire et du Procureur, prévoyait alors une audience intermédiaire. Celle-ci a été fixée au mercredi 1er juin.

Pendant ce temps, le cabinet d’audit comptable et financier nommé par le tribunal a travaillé sur la faisabilité d’un plan de continuation, notamment pour chiffrer l’apport nécessaire.

Le Comité d’entreprise a été réuni ce mardi. L’ordre du jour prévoyait la présentation du rapport de cet auditeur et ensuite la présentation du projet de cet investisseur qui s’avère être en fait un repreneur.

Ce flash vous en rend compte ainsi que de la réunion du Tribunal de Commerce de mercredi.

Faisabilité d’un plan de continuation

Le cabinet 8advisory, auditeur indépendant mandaté en décembre 2015 par le Tribunal de Commerce, a mené une étude pour déterminer les conditions dans lesquelles un plan de continuation serait faisable, c’est-à-dire dans lesquelles la société dégagerait suffisamment de bénéfices pour dédommager sur 10 ans les créanciers (Le passif gelé accepté par la société est de 33 millions au 4 mars 2016).

Rappelons les hypothèses émises par le management dès la fin 2015 :

  • Pour l’activité Carbase (qui produirait quand même la moitié du résultat estimé) :
    • Maintien de la part de marché totale
    • Migration progressive en dix ans de l’ensemble des licences vers la Nouvelle Génération (plus chère)
  • Pour l’activité SSII traditionnelle
    • Préservation de l’effectif (Autant d’embauches que de départs),
    • TJM de 409 euros en 2016 avec une légère progression jusqu’à 425 euros en 2025,
    • Montée progressive du TACE à 90% en 2017 avec un premier palier à 88% en avril 2016.

8advisory a fixé des hypothèses plus conservatrices (pour nous, déjà plus réalistes) : TACE maintenu à 86% tel que constaté en mars et moindre croissance des ventes Carbase (-25% jusqu’en 2020 et -50% ensuite). Sur la base de ces hypothèses, le besoin en trésorerie pour rembourser le passif serait d’un peu plus de 15 millions (hors renégociation de la dette avec les créanciers). C’est ce que devrait apporter un éventuel repreneur.

— La position de la CFDT : —

D’un point de vue purement financier :-

  • L’étude est a priori sérieuse selon l’expert-comptable du CE,
  • Cependant ni le TJM ni l’effectif ne font l’objet de correction par rapport aux prévisions de la Direction. Or la préservation de l’effectif est loin d’être acquise (On constate déjà qu’on est repassé en dessous des prévisions en avril). Une baisse du TJM de 3% ou une baisse de l’effectif productif moyen de 35 ETP, pour prendre des hypothèses pessimistes mais qui restent plausibles, se solderaient par une dégradation du résultat, sans ajustement des autres coûts, de respectivement -1,4 M€ et de -0,8 M€ par an,
  • Et sa durée (10 ans) laisse la place à tellement d’impondérables !

Ce n’est pas un investisseur mais un repreneur potentiel qui se présente au CE

Le repreneur a rencontré le Comité d’Entreprise ce mardi. Il nous a indiqué la façon dont il voyait l’avenir de Polymont et nous a donné quelques informations précises qu’il a confirmées le lendemain auprès du Tribunal. Il nous a cependant demandé de rester très prudents dans nos écrits afin de ne pas exacerber une concurrence aux aguets et torpiller ainsi le plan de continuation. Voilà pourquoi la CFDT a choisi de ne pas donner de nom et de ne pas écrire tous les chiffres.

Ce que nous avons compris :

  • Il s’agit bien d’un repreneur et non pas d’un simple investisseur : Il prend une participation majoritaire dans le groupe (et non pas seulement dans Polymont IT-Services).
  • Le repreneur chapeauterait la direction actuelle de POLYMONT IT SERVICES par un responsable recruté à l’extérieur du groupe.
  • Le repreneur a dirigé pendant plusieurs années une très grosse banque française avant de créer en 2014 sa société de conseil en stratégie. Il pense que ses nombreux contacts de très haut niveau nous permettront de développer notre métier de SSII d’autant, dit-il, que les retours de nos clients sur la qualité de nos prestations sont excellents.
  • Carbase sera rapidement filialisé afin de lui fournir l’environnement spécifique indispensable au développement de son métier.
  • Le repreneur n’est pas un fonds d’investissement : Ni plan social, ni dépeçage, ni vente par appartement en vue. Croisons les doigts !!
  • Il croit au projet et ne part pas à l’aveugle : Il affirme avoir consacré plus d’une centaine de milliers d’euros à son étude.

Cependant nous notons quelques points négatifs :

  • Le repreneur nous a longuement expliqué comment il savait recueillir l’adhésion du management (c’est bien) mais il est resté très discret sur sa politique RH. Il parle de « méritocratie » quand la CFDT l’interroge sur le traitement des trop nombreux salarié-e-s jamais augmenté-e-s sous l’ère Dermont… Clairement, il ne faut pas attendre de miracle social !
  • Nous l’avons également senti peu loquace sur le pourquoi de sa volonté d’investir. Nous imaginons qu’il entend redresser la société pendant quelques années avant de la revendre. Ce n’est pas répréhensible mais la CFDT aurait apprécié que tout soit clairement posé sur la table

L’engagement est ferme, avec une clause suspensive.

  • Le repreneur s’est engagé :
    • A apporter un montant non négligeable de cash pour recapitaliser l’entreprise,
    • A reprendre un certain volume de dettes
  • Cependant, le montant apporté serait inférieur aux 15 millions demandés. C’est pourquoi sa proposition reste soumise à l’obtention d’une forte réduction du passif de Polymont IT Services, réduction actuellement en cours de négociation avec les créanciers, essentiellement publics. Compte tenu du taux de remise nécessaire, la négociation est difficile et requiert beaucoup de finesse. Elle avance mais n’est pas bouclée à ce jour et peut encore prendre deux à trois semaines, sans garantie de succès.

— Position de la CFDT : —

Pour la CFDT, l’enjeu majeur a toujours été de sauvegarder le maximum possible d’emplois et le plus durablement possible. Trouver un repreneur permet d’éviter de liquider l’entreprise ou d’engager un plan de cession : Dans les deux cas, l’entreprise serait dépecée et de nombreux salariés perdraient leur emploi.Cependant elle demande instamment au Tribunal de ne pas trop retarder sa décision : Si la négociation avec les créanciers doit échouer, il faut l’acter suffisamment rapidement pour avoir le temps de mener un plan de cession malgré tout préférable à une liquidation brutale.

Réunion du Tribunal de Commerce

Vos représentants du CE n’ont pu assister à la réunion car le Tribunal craignait des « dispersions ». Néanmoins, la CFDT s’est rendue au Tribunal pour préparer la réunion avec l’avocate du CE et profiter de l’occasion pour rencontrer les « organes de la procédure ».

Selon le compte-rendu de notre avocate :

  • Le repreneur a confirmé ses engagements et sollicité un délai supplémentaire de trois semaines avant de présenter officiellement son plan de continuation afin d’obtenir des engagements fermes des créanciers privés et publics sur les abandons de créances,
  • Le Mandataire, l’Administrateur et, surtout le Procureur, ont émis de grandes réserves sur la possibilité pour le repreneur d’obtenir un abandon de créances à la hauteur souhaitée, d’autant plus que l’Etat représente la majorité des créances.
  • Après discussion avec le repreneur, le Mandataire et l’Administrateur ne se sont toutefois pas opposés au plan de continuation et au délai supplémentaire de trois semaines. Le Procureur s’est prononcé contre le plan de continuation et pour la mise en place d’un plan de cession immédiatement.
  • Bien qu’il émette lui aussi des réserves sur la faisabilité de cet abandon de créances, le juge commissaire a pris la décision d’accorder ce délai de trois semaines supplémentaires.
  • Il a donc été convenu d’une nouvelle réunion à la fin du mois de juin pour faire un point définitif (espérons-le) sur l’avenir de l’entreprise

Nous en saurons donc plus à la fin du mois :

  • Soit nous nous orienterons vers un plan de continuation qui sera présenté immédiatement et arrêté le 31 juillet 2016 (à la fin de la période d’observation).
  • Soit l’administrateur judiciaire sera obligé de confectionner un plan de cession qui pourrait alors nous mener jusqu’en septembre.

— Position de la CFDT : —

La balle est maintenant dans le camp du repreneur et des créanciers !La CFDT sait que l’attente est longue pour les salariés, ses représentants s’épuisent depuis presque un an à porter la procédure, elle sait aussi que le succès ne sera pas obligatoirement au rendez-vous.La CFDT continuera à vous tenir informés à chaque fois qu’il se passera quelque chose.Et surtout, votre avis compte plus que jamais ! N’hésitez pas à vous rapprocher de vos élus CFDT pour faire porter votre voix.

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novembre 18th, 2015 by overblog-cfdt-pits

L’origine des difficultés

Dans sa note économique, la Direction explique le naufrage par le fait que le fonds de commerce cédé par T-SYSTEMS à NOVIA était très dégradé à fin 2012 mais c’est justement la raison pour laquelle NOVIA a obtenu 37 M€ de T-SYSTEMS dans ce cadre ! Elle poursuit en indiquant que les conditions de la cession (retards, défections, etc.) se sont traduites par une baisse du chiffre d’affaires et une augmentation des pertes par rapport à ce qui était prévu ; également que le fonds de commerce allait se révéler -après le transfert- plus dégradé que l’information à laquelle la direction avait eu accès lorsqu’elle avait négocié la reprise. Bref, Monsieur Dermont se serait fait avoir ! Enfin, la note fait référence à la dégradation du marché français pour les ESN de taille moyenne à partir de l’été 2013, qui serait de l’ordre de -15%, un chiffre tout à fait fantaisiste et que la direction n’a pas justifié malgré plusieurs relances de notre expert-comptable.

La réalité est toute autre : EFFITIC avait également vu sa situation se dégrader très fortement en 2013, suite aux pertes de chiffre d’affaires intervenues fin 2012 et début 2013. L’acquisition du SI de T-SYSTEMS puis la cession d’Effitic à NOVIA constituaient une planche de salut pour un actionnaire aux abois. Par ailleurs le prix de cette cession (3,6 M€ en cash, remontés à l’actionnaire, qui sont venus ponctionner les fonds disponibles pour le redressement) interroge au regard de l’évolution enregistrée par cette société jusque fin 2013.

En 2014, Novia perdait 18,6 Millions (après retraitement des transferts de charge, subventions et reprises de provisions) et sa trésorerie a alors fondu pour ne plus représenter qu’un million d’euros à fin 2014. Plus grave encore, les actions de restructuration engagées étaient minimes au regard de l’ampleur des pertes. Tout se passe comme si la Direction avait préféré s’enfermer dans le déni plutôt que de regarder la réalité en face.

Conséquence logique de l’inaction de la Direction, les pertes sont restées très importantes en 2015. Sur les 8 premiers mois de 2015, le chiffre d’affaires s’est en effet encore réduit de 7% et la perte a atteint 10,7 M€. La situation de trésorerie s’est ainsi à nouveau dégradée, tout du moins jusqu’au dépôt de bilan. Les pertes ont été financées en partie par des décalages de règlement des charges fiscales et sociales, par l’augmentation des ressources apportées par le factor, par la diminution du besoin en fonds de roulement liée à la baisse d’activité et peut-être à l’accélération de la facturation et par le décalage des règlements des dettes fournisseurs.

Nul ne peut vivre éternellement d’expédients : Polymont IT Services a été contraint au dépôt de bilan le 24 juillet et nous impose un projet de restructuration.

Les principes du plan

La Direction a construit son plan sur trois principes :

  • Eviter au maximum de déstabiliser les activités qui vont encore bien,
  • Pousser les plus gros salaires vers la sortie,
  • Epargner l’actionnaire et les Directeurs.

La Régionalisation : Eviter de déstabiliser « ce qui va bien »

C’est ainsi que la Direction a choisi de concentrer les licenciements sur les sites de Saint-Denis, Lyon-Grenoble et Toulouse. Remarquons au passage qu’aucune action de redressement d’envergure n’a jamais été entreprise sur ces sites depuis leur reprise :

  • On a laissé dépérir Toulouse depuis 2009 alors que cette agence a longtemps été l’une des plus rentables, sans même chercher à la céder alors qu’elle offrait de multiples atouts pour des acteurs locaux,
  • Rien non plus n’a été fait depuis 2013 sur Saint-Denis ni Lyon alors que T-SYSTEM avait donné des millions pour le redressement

Ce défaut d’investissement se démontre aussi a contrario : les activités n’ayant pas eu besoin de redressement, comme l’Ouest, ou pour lesquelles l’investissement a été fait, comme CARBASE, sont épargnées dans le présent plan.

Le principe conduisant à la fermeture du site de Toulouse reste encore un mystère à ce jour…

Cette fermeture est injuste : En quoi les salariés de Toulouse sont-ils plus responsables que ceux de l’Ouest ?

Cependant la CFDT a conscience qu’une application nationale des critères aurait été plus désastreuse encore…

Pousser les plus gros salaires vers la sortie

Dans sa première version du plan, la Direction avait présenté un nouveau concept : « L’adéquation économique ». Il s’agissait de ramener pas moins de 103 salaires « excessifs » à un niveau de rentabilité calculé à partir du prix de vente moyen de chaque catégorie et du niveau de marge souhaité par la société ! Grâce à la détermination de la CFDT et des autres Organisations Syndicales, la Direction a été obligé de retirer cette mesure inique.

Reste que le budget 2016 présenté par la Direction avec la nouvelle mouture du plan prévoit une baisse de la rémunération moyenne de 13%. Un tel niveau de baisse ne pourrait être obtenu qu’en faisant partir 100 personnes deux fois mieux payées que la moyenne des salariés. La Direction montre ainsi qu’elle n’a pas renoncé à tailler au maximum dans les catégories les mieux payées.

Nous la suspectons donc très fortement de nous avoir présenté un plan légal en apparence avec l’intention d’en biaiser la légalité lors de son application, par exemple en affectant tel ou tel collaborateur à une catégorie plus visée ou en se trompant dans le comptage de ses points. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les variations dans la cartographie de l’effectif entre les versions successives du projet d’accord.

Chacun sait que la CFDT est trop méfiante mais elle rappelle aux salariés licenciés à tort qu’ils pourront contester en justice leur catégorie et le comptage de leurs points.

Epargner l’actionnaire et les Directeurs

Ce point est véritablement le plus scandaleux :

  • On vit à nos crochets pendant des années et on ne nous rend pas nos millions !
  • On lance un plan social mais on aurait voulu continuer à sponsoriser une écurie de course automobile !
  • On supprime deux des 5 postes d’assistantes de Saint-Denis mais on garde tous nos Directeurs !

La CFDT a milité activement pour « redresser » cette situation mais n’a pas obtenu entièrement satisfaction sur ce point. Sachez cependant que :

– la société n’a plus de « budget de promotion dans l’automobile » (en 2015 et au moins jusqu’à fin 2016),

– le Procureur de la République a confié à la Brigade Financière une enquête préliminaire pour abus de biens sociaux,

– la rémunération du groupe sera fixée au Tribunal de Commerce, au cours d’une réunion où l’actionnaire devra justifier de toutes ses charges entre autres devant le Procureur de la République

Bien évidemment, la CFDT continuera à collaborer activement avec la justice !

Le contenu du plan : Mesures et mesurettes

  • Arrêt de l’activité décisionnelle 10 salariés
  • Arrêt de l’activité SAP 26 salariés
  • Arrêt de l’activité test à Saint-Denis 8 salariés
  • Arrêt de l’activité PLM 1 salarié
  • Arrêt de l’activité Télécom Technique 3 salariés
  • Fermeture du site de Toulouse 33 salariés
  • Réorganisation des fonctions administratives, de production et de management 100 salariés
  • Suppression des voitures de fonction 12 salariés

En tout 174 suppressions de postes (93 à Saint-Denis, 45 à Lyon, 33 à Toulouse et 3 à Grenoble) et 18 « propositions » de modifications de contrat de travail : 7 mutations de Grenoble à Lyon et 12 suppressions de voiture de fonctions (Un « heureux » salarié est « gagnant » sur les deux tableaux !)

Ces mesures sont certes dictées par l’urgence économique mais sont surtout la résultante d’une Direction incapable qui n’a jamais pris les actions nécessaires et d’un actionnaire qui a tué la poule aux œufs d’or en lui suçant jusqu’au dernier sou sans jamais investir pour développer l’activité :

– Pourquoi n’a-t-on jamais cherché à développer ou à céder l’agence de Toulouse, encore rentable cette année ?

– Pourquoi n’a-t-on jamais réussi à constituer un pôle SAP digne de ce nom alors que la technologie est en plein essor ?

Les « mesurettes » quant à elles nous semblent surtout témoigner d’un certain art du camouflage dans la sélection des intercontrats à licencier :

– Il y a 25 personnes dans le pôle télécom à Paris mais il n’y aurait que trois concepteurs télécom ? Seraient-ils en intercontrat et/ou trop payés ?

– La suppression de 12 voitures de fonction vise une population dont les salaires sont importants, bien que souvent justifiés par le service rendu. Le caractère hétérogène de cette population (commerciaux, responsables de pôles, staffing ) rendait difficile la création d’une catégorie spécifique qu’on aurait pu licencier en bloc, il fallait donc se débrouiller autrement.

Analyse de la pertinence du plan

La Direction a construit un budget 2016 de façon à afficher un excédent brut qui permettrait d’envisager le remboursement du passif gelé en juillet et des dettes contractées auprès des AGS depuis le dépôt de bilan.

Ce budget table sur 528 productifs contre 700 sur les 8 premiers mois de 2015. Il inclut :

  • une baisse de la rémunération moyenne de 13%,
  • un taux d’activité très élevé (TACE de 90%),
  • un excédent des embauches sur les départs,
  • une érosion très faible du chiffre d’affaires.

Ce budget est parfaitement irréaliste, aussi irréaliste que celui qu’on nous présente tous les ans. Disons le mot : Il est mensonger :

  • Un tel niveau des salaires ne peut être obtenu qu’en faisant partir 100 personnes deux fois mieux payées que la moyenne des salariés,
  • Un tel niveau de TACE supposerait qu’on fasse partir tous les intercontrats et que les salariés en mission ne reviennent jamais de clientèle. Ajoutons qu’Effitic, au plus haut de sa forme n’a jamais dépassé 85% de TACE,
  • Qui peut encore croire qu’une entreprise en redressement judiciaire réalisera plus d’embauches qu’elle n’enregistrera de démissions alors même :
    • Qu’elle a détruit de l’emploi chaque année jusqu’ici,
    • Que les démissions pleuvent dans l’ouest en ce moment.
  • L’évolution du chiffre d’affaires est fortement compromise du fait du contexte de redressement judiciaire (marchés publics sur lesquels nous ne pouvons plus concourir, anciens clients chez lesquels nous ne pouvons plus intervenir). Sans compter les avatars annexes comme l’arrêt du contrat VGF ou le non renouvellement par ARKEA de 2 TMA à Brest.

Nous projetons donc une perte 2016 dans le meilleur des cas de 3 millions et beaucoup plus probablement de 6 millions.

L’Administrateur précise qu’il doit attendre la mise en œuvre du plan en janvier et les premiers indicateurs d’activité pour vérifier que la Direction ne réalise pas son budget et recommander alors au Tribunal de Commerce de passer en plan de cession.

Compte-tenu de l’incertitude actuelle sur le niveau de trésorerie et donc sur le temps que peut encore tenir la société, la CFDT a demandé plusieurs fois à l’Administrateur d’anticiper au maximum les démarches de cession de sorte de disposer du temps nécessaire pour trouver repreneur pour le plus possible des meilleurs « morceaux ».

Le restant des salariés (ceux qui n’auront pas été repris) devra alors être licencié.

Pour la CFDT, le seul intérêt de ce plan est donc :

  • D’attirer les éventuels repreneurs en leur montrant que « Le ménage a été fait »,
  • De prolonger un petit peu le malade afin de trouver un repreneur pour le maximum de salariés

La CFDT à votre service

La CFDT renforce son dispositif de soutien et d’accompagnement pendant toute la durée du plan. Ce dispositif est différent selon les sites. Prenez contact avec vos interlocuteurs locaux, ou par défaut à

contact (at) cfdt-novia.fr.

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novembre 4th, 2015 by overblog-cfdt-pits

Mardi 3 novembre, la CFDT a annoncé son refus de signer l’accord suite à la découverte d’un « vice caché » dans le texte. La partie patronale va « revoir sa copie » ; une nouvelle phase de la négociation s’ouvre. La réunion du CE, consulté sur l’accord, est suspendue jusqu’au 10 novembre.

Pourtant, les mesures négociées ayant été acceptées par la majorité de ses adhérents, la CFDT ne revient pas sur son engagement de signer l’accord : l’accompagnement, tout en restant très réduit, est au bénéfice des salariés qui seront licenciés, quand la restructuration sera mise en oeuvre.

Alors, quel est le problème ?

Il porte sur une simple phrase, ajoutée à la demande des organisations syndicales : « Le présent accord ne porte pas sur le volet économique de la présente restructuration ». En effet, les choix économiques sont du seul fait de la partie patronale. En aucun cas, la CFDT n’a donné son aval aux suppressions de postes, aux baisses de rémunérations, etc. Or, il s’avère qu’en agrégeant « l’adéquation économique » (baisses de rémunération) aux mesures « permettant d’éviter des licenciements », le texte tendait à faire croire que les signataires de l’accord cautionnaient les baisses de rémunérations.

La partie patronale refusant de faire la modification demandée, il s’avère aussi que c’était fait en connaissance de cause, afin d’obtenir la « couverture » d’un accord syndical pour une mesure qui n’a jamais été appliquée ailleurs avec une telle ampleur ; ce qui pouvait amener l’autorité administrative à refuser de valider le plan.

La CFDT a été ferme : pas de signature dans ces conditions. Prenant enfin conscience de la détermination de la CFDT, la partie patronale devrait maintenant supprimer cette mesure du plan et revenir en fin de semaine avec un texte modifié en conséquence.

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octobre 15th, 2015 by overblog-cfdt-pits

A L’attention de M. JEANNEROT, Administrateur Judiciaire, Copies à MM. Laurent Bourgoin, Patrice Rousseau

La CFDT a clairement exprimé lors de la réunion du 12 Octobre trois revendications. Nous tenons à les formaliser car les réponses que vous nous apporterez le 20 sont de nature à conditionner notre signature d’un accord autour du Plan Social.

La réduction des coûts centraux Les critiques de la CFDT portent sur les économies de structure qui peuvent être largement augmentées sans remettre en cause le fonctionnement de l’entreprise. Ces mesures d’économie doivent à notre avis être présentées dans le projet d’accord pour avoir valeur d’engagements. Le projet devra porter également sur les mesures suivantes :

  • Mise en oeuvre des moyens nécessaires au remboursement de la créance sur Polymont Groupe
  • Réduction drastique des frais facturés par le groupe. Les frais groupe sont actuellement de 200.000 euros par mois, alors que l’entreprise perd au moins la même somme chaque semaine. Nous demandons à ce qu’ils soient réduits de moitié par rapport à 2014, ne serait-ce que pour tenir compte de l’évolution des effectifs.
  • Suppression du budget de promotion dans l’automobile. Ce budget de 400.000 euros, censé accroître notre notoriété, n’a jamais démontré son efficacité. Il ne se justifie clairement pas dans une société qui licencie.
  • Réduction des coûts de direction. La direction au sein de l’entreprise se doit de participer aux efforts de redressement d’une situation dont elle est largement responsable.

– Le nombre de postes de directeurs doit être réduit d’au moins une unité, – Le niveau de rémunération des directeurs doit être intégré au dispositif d’adaptation économique prévu dans le plan.

La protection des salariés les plus fragiles Vous nous demandez d’exclure du périmètre les activités (Carbase) et les sites (L’Ouest) que vous ne souhaitez pas déstabiliser. En contrepartie, nous vous demandons de mettre en place un dispositif de nature à protéger les salariés qui seraient les plus fragilisés par votre plan :

  • Exclusion du périmètre du plan des salariés de 52 à 59 ans, des handicapés et des salariés absents de l’entreprise pour maladie depuis plus de six mois
  • Enveloppe allouée aux mesures d’accompagnement

La CFDT considère que l’enveloppe de 200.000 euros que vous prévoyez d’allouer n’est pas proportionnée aux moyens de l’entreprise. Nous demandons qu’elle soit sensiblement augmentée, ne serait-ce que pour tenir compte du fait qu’une éventuelle signature de la CFDT vous permettrait, de votre propre aveu, de gagner deux semaines, c’est-à-dire au moins 400.000 euros. Nous débattrons mardi 20 du contenu de chacune des mesures. Cependant nous vous demandons, dès à présent de rehausser les indemnités conventionnelles des non cadres au niveau de celles des cadres.

Certes la CFDT privilégie le dialogue social qui, grâce à votre intervention, s’est passé jusqu’à présent de manière satisfaisante, mais vous devez comprendre qu’elle ne peut engager sa signature pour seulement permettre l’application locale des critères d’ordre des licenciements ou l’isolement du périmètre Carbase.

Nous sommes arrivés à une définition relativement consensuelle des critères d’ordre et des catégories professionnelles. Par contre, le blocage que nous avons constaté le 12 octobre sur nos revendications sur le volet économique et le financement du PSE, risque d’obérer la possibilité d’arriver à un accord le 20 octobre.

Pour autant, nous voulons croire qu’il existe encore une possibilité d’aboutir à un accord sur ce PSE et de redresser l’entreprise en vue d’une cession ultérieure. Nous continuerons donc à participer activement aux négociations en cours en espérant de votre part des avancées sur les revendications évoquées dans la présente. Pour ce faire, il nous semble nécessaire aussi de recevoir au plus tôt la version 2 du projet pour que nous ayons le temps de travailler dessus et de consulter sur les sacrifices qu’il requiert.

Nous apprenons aujourd’hui que le cabinet OSCEA est toujours en attente des informations promises par la direction de Polymont IT Services. Nous avons attiré votre attention par écrit dès le début de nos discussions sur la nécessaire fourniture de ces informations pour les négociations. Nous ne comprenons pas cette rétention d’information qui compromet gravement le processus en cours.

Nous sommes bien évidemment disponibles pour continuer à échanger avant la dernière réunion. Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour la section CFDT Polymont IT Services

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septembre 18th, 2015 by overblog-cfdt-pits

L’administrateur judiciaire a rencontré mercredi dernier les organisations syndicales (cfdt, cgt, cfe-cgc) : la première mesure sera un PSE (plan de licenciements collectifs). Il a dévoilé une partie du plan de continuation qu’il compte présenter au tribunal de commerce le 30 septembre. Il comportera :

  • le PSE
  • la fermeture d’1 ou 2 sites
  • des économies et des restructurations.

Il n’a pas voulu être plus précis.

Pendant ce temps, la direction :

  • entrave la mission de l’expert-comptable du CE. Il n’a pas totalement accès aux comptes de la société, seul moyen d’avoir une vision objective de la situation.
  • ne communique pas vers les salarié-e-s, seule force de production capable de redresser la société.

Que sont devenues les valeurs pronées par DACP (maintenant "Polymont group") jusqu’en 2012 ? La devise était alors : "excellence, audace, et proximité " ! Qu’est devenue la transparence dont a parlé la PDG Marie-Laure Chevalier en accueillant les salarié-e-s de TSF en 2013 ?

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août 31st, 2015 by overblog-cfdt-pits

Depuis la fin juillet, vos élus subissent comme vous l’absence de communication et/ou le flottement de la Direction « Je ne communique que quand je suis sûre » (M.L. Chevalier le 30 juillet). Ce Jeudi 27, une réunion du Comité d’Entreprise a permis à vos élus de rencontrer l’Administrateur Judiciaire et nous pouvons enfin vous donner des informations nettement plus solides que ce que nous vous avons déjà délivré « à chaud ».

La CFDT a choisi de dire ce qu’elle sait mais nous tenons toutefois à rester prudents et à vous alerter sur le fait que des choses pourraient encore se préciser.

Règlement des Salaires et des frais de déplacement

Les règles sont les suivantes :

  • Le passif (dettes fiscales et sociales, dettes fournisseurs) au 30/07/2015 à 00h00 est gelé

  • Les AGS prennent en charge les salaires, les congés et les frais dus à cette date

  • L’Administrateur s’assure du règlement par Polymont des salaires, des charges et de toutes les factures ultérieures.

En conséquence :

  • Le salaire du mois d’août est réglé par Polymont. Comme d’habitude, il est déduit de ce salaire une retenue correspondant au nombre de jours de congés payés pris en juillet.

  • L’indemnité compensatrice de congés payés est réglée par les AGS.

  • Vous recevrez donc deux virements, l’un de Polymont « aux dates habituelles de paye », l’autre des AGS quelques jours plus tard selon la Direction.

  • La même mécanique s’appliquera les mois suivants jusqu’à épuisement des compteurs de congés payés acquis ou en cours d’acquisition au 29/07.

Concernant les frais de déplacement

  • Les frais de juin et de juillet seront payés par les AGS, ceux des mois suivants par Polymont

  • Aux délais habituels (frais du mois M payés début M+2), il faut ajouter un délai pouvant aller jusqu’à un mois car les AGS revérifient tous les justificatifs

En conséquence :

  • Les frais du mois de juin devraient bientôt être réglés par les AGS

  • Les frais du mois de juillet (jusqu’au 29 inclus) devraient être payés courant septembre par les AGS

  • Les frais du mois d’août devraient être payés début octobre par Polymont

L’Administrateur indique au Comité d’Entreprise que tout salarié qui se trouverait en difficulté réelle peut s’adresser à la DRH (laurent.bourgoin@polymont.fr). En un tel cas, n’hésitez pas à alerter la CFDT si la réactivité n’était pas au rendez-vous ! Par ailleurs, vos représentants CFDT vous encouragent plus que jamais à ne pas/plus avancer de sommes trop importantes pour l’entreprise : demandez des avances de frais !

Carbase : Pas encore filiale

De nombreux cafouillages :

  • Lettre aux collaborateurs leur apprenant leur transfert dans la filiale Carbase,

  • affirmations répétées que cette filiale ne fait pas partie du périmètre du redressement judiciaire

  • mais paiement des salaires de juillet par les AGS

  • et réception de deux bulletins de paye, l’un à l’en-tête de la société Carbase et l’autre de Polymont IT-Services.

Les collaborateurs ne comprenaient donc plus rien, les élus non plus d’ailleurs qui essayaient vainement de remettre en cohérence le discours de la Direction, les faits établis et les raisons supposées.

Grace à l’Administrateur nous avons enfin pu démêler l’écheveau :

  • Le 30 juillet au matin avait lieu une audience du Tribunal de commerce qui devait statuer sur la Déclaration de Cessation de Paiement déposée par Polymont. Le rendu du jugement intervenait l’après-midi et aboutissait à l’ouverture officielle de la procédure de redressement judiciaire le jour même, rétroactivement à 00h00.

  • L’apport du fonds de commerce à la filiale Carbase est une réalité depuis l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Polymont IT-Service qui s’est tenue ce même 30 juillet entre l’audience et le délibéré (rendu du jugement) en présence de M.L. Chevallier donc APRES ouverture du redressement judiciaire.

Le traité d’apport spécifiait pourtant que " la société Novia Systems n’a jamais été en état de cessation de paiement, n’a jamais fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire […]". Madame Chevallier assurait même aux élus que la filialisation ne serait pas impactée par la situation de l’entreprise.

  • Dès lors, cet acte n’aura de valeur légale que lorsqu’il sera visé par le juge commissaire dont le rôle est de s’assurer qu’il n’y a pas de fuite de capitaux. En l’occurrence, cette approbation ne pose aucun problème (Carbase est filiale à 100% de Polymont IT-Services) et devrait être effective courant septembre.

  • Mais en attendant, les salariés ne sont pas encore transférés dans la filiale. Ils restent Polymont et sont donc dans le périmètre du Redressement Judiciaire, d‘où le paiement par les AGS, d’où la deuxième feuille de paye quand la société s’est rendu compte de sa « petite erreur de timing » .

  • Cependant cette erreur devrait être vite réparée et rester sans conséquence pour les salariés. La CFDT se tient et vous tient au courant. Elle souhaite aux salariés Carbase de trouver un acheteur plus humano-centré que l’actionnaire actuel.

Procédure de Règlement Judiciaire : Les perspectives immédiates

L’Administrateur ne partage pas la béatitude de la Direction qui continue à afficher un sentiment d’autosatisfaction Elle a dépeint à l’Administrateur une société qui avait retrouvé l’équilibre ; il confirme que la situation est catastrophique (le Directeur Général a dû avouer une perte du second trimestre de 5 millions). L’Administrateur Judiciaire indique également avoir constaté beaucoup de flou dans les mouvements financiers avec la maison-mère. Rassurons-nous, Arnaud Fieffe, Directeur Administratif et Financier de Polymont Group a affirmé au CE le matin même que l’argent dû par la maison-mère « redescendait en fonction des besoins prioritaires ». Payer ses fournisseurs ou ses salariés ne doit pas être prioritaire !

L’Administrateur a donc acquis une certaine visibilité sur la réalité et termine la première phase de la période d’observation qui se conclut le 30 septembre par la présentation du plan de continuité au Tribunal de commerce. Il nous indique que ce plan intégrera un volet « mesures d’économie », nous assure de sa volonté de travailler avec le Comité d’Entreprise mais nous prévient que, la prochaine fois, nous ne serons pas contents de le voir : pour lui, le niveau des pertes exige de « passer de la médecine de ville à la chirurgie lourde ».

Dans l’hypothèse extrême où la situation de trésorerie ne permettrait pas de tenir jusqu’à la fin de la période d’observation (Fin Janvier 2016), il demanderait au tribunal la liquidation de la société. En attendant une analyse plus précise, il considère que cette hypothèse est très improbable.

Rôle du CE

L’Administrateur Judiciaire participera aux réunions du CE à chaque fois que les sujets économiques seront abordés. Vos élus sont dorénavant en contact permanent avec lui. Lorsqu’il aura rédigé le rapport destiné au tribunal de Commerce, les élus le recevront. Il faut donc attendre vers la fin du mois de septembre pour avoir une idée plus précise de l’avenir de l’entreprise. Tous les projets, que ce soit les cessions ou les restructurations, feront l’objet d’une consultation du CE préalable à leur mise en œuvre.

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juillet 24th, 2015 by overblog-cfdt-pits

Ce vendredi 24 juillet, la Direction dépose au greffe du tribunal de commerce de Paris une Déclaration de Cessation de Paiement qui porte sur l’ensemble du périmètre Novia-Systems hors Carbase Ce Flash vous présente une synthèse rapide des informations recueillies, bien sûr auprès de la Direction (Un comité d’entreprise s’est tenu hier jeudi) mais aussi des différents experts auxquels nous donnent accès notre réseau. Il s’avère en effet que la communication de la Direction continue à pécher par optimisme….

  1. La DCP (Déclaration de Cessation de Paiement, aussi appelée Dépôt de Bilan) sera examinée lors d’une audience qui devrait être fixée au 31/07 ou au 03/08. Cette audience devrait conclure à l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois, cette période pouvant être renouvelée ensuite. Hypothèse d’une probabilité quasi-nulle, le tribunal peut également décider d’un plan de liquidation s’il jugeait que l’entreprise n’avait aucune chance d’être redressée.

  2. La CFDT milite pour l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire (PRJ) et la nomination d’un Administrateur Judiciaire. Cet hypothèse est de loin la plus probable. Elle s’accompagne de représentants du Comité d’Entreprise auprès de cet Administrateur et du Tribunal de Commerce. Vos représentants (V. Pau, F. Vallade, F. Noizet) sauront attirer son regard sur tous les axes d’amélioration de l’entreprise dans le management ou le dialogue social par exemple.

  3. Le rendu du jugement conditionne le déclenchement des AGS (Assurance de Garantie des Salaires). Ce sont ces AGS qui vont payer les salaires de juillet, raison pour laquelle nous avons souhaité accélérer la procédure le plus possible.

  4. Selon nos sources le délai « administratif » pour parvenir au paiement effectif peut alors courir jusqu’à deux semaines. Vos salaires de juillet vous seront donc payés par les AGS tout début août dans le meilleur des cas et fin août dans le pire des cas.

  5. Au CE d’hier, la Direction s’est engagée, à la demande de la CFDT, à envoyer dès lundi ou mardi une lettre à chaque salarié, lettre qu’il pourra montrer à sa banque afin de la faire patienter

  6. La paye des mois suivants sera versée normalement par Polymont aux dates habituelles.

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mai 7th, 2015 by overblog-cfdt-pits

Diminution des salaires en 2015

La CFDT avait demandé lors des Négociations Annuelles Obligatoires ;

  • La restitution de l’argent que la société avait spolié aux salariés en leur transférant ’une partie des cotisations retraite et des cotisations mutuelle,

  • Une augmentation générale de 1,5%,

  • Une enveloppe de 1,5% destinée à reconnaître le mérite individuel.

La Direction nous a répondu le 22 avril : Pas d’augmentation en 2015. Après les 0% de janvier, ce sera encore 0% en juillet :

  • Tant pis si la société se trouve confrontée à une nouvelle vague de démission, la Direction répond avec superbe que « le recrutement marche très bien »,

  • Tant pis aussi pour l’ambiance déjà délétère qui fait fuir beaucoup de jeunes embauchés en période d’essai, la Direction « saura l’expliquer »,

  • Tant pis enfin pour la notoriété de la société, il parait que « Ceux qui regardent certains sites internet ne sont pas dignes de Novia ».

Etant donné que la société avait répercuté sur les salariés une partie de ses charges (Cotisations retraite à partir de janvier et mutuelle à partir d’avril), c’est une baisse des salaires réels que les salariés subiront en 2015 !

Dans ce contexte, vous imaginez bien que nos autres demandes ont été rejetées :

  • Revalorisation des tickets restaurant : Trop cher !

  • Subrogation des congés paternité : Trop complexe !

  • Paiement de la prime de vacances : Ni pour les ex Effitic ni pour les nouveaux embauchés !

  • Aucun dispositif d’accompagnement pour le déménagement en Région Parisienne : On entend notre DRH dire que ceux qui habitent au sud de l’Essonne auraient dû tirer depuis longtemps les conséquences des précédents déménagements,

  • Et bien sûr, pas de télétravail si ce n’est de façon très spécifique au cas par cas,

  • Etc.

Focus sur la prime de vacances

La Direction concède qu’elle continuera à appliquer l’accord T-Systems …. Mais pas aux ex Effitic ni aux nouveaux embauchés. Pour ceux-là, sa doctrine est simple : « Le demi treizième mois fait office de prime de vacances ».

Pourtant, la jurisprudence est claire et pléthorique : Lorsque cela n’est pas précisé dans le contrat de travail, le demi-treizième mois ne peut être assimilé à la prime de vacances qui reste due. La Direction le sait d’ailleurs puisqu’elle finit par avouer à l’issue de quelques échanges que « c’est partout pareil dans le secteur » !

Dans les années 90, plusieurs d’entre nous avaient bataillé longuement pour obtenir au tribunal ce que notre société d’alors refusait de nous payer. Faudra-t-il encore saisir les tribunaux ?

Terminator ?

La CFDT a tenté d’expliquer à une Direction malentendante que les salariés étaient des adultes qui sauraient pour beaucoup d’entre eux, accepter pendant quelques temps des sacrifices si la société leur tenait enfin le langage de la vérité et leur montrait quelque considération :

  • En cessant de leur dissimuler la réalité des pertes et la criticité de l’état de trésorerie,

  • En leur présentant un véritable plan de redressement crédible et pas seulement des budgets fantastiques,

  • En balayant devant sa porte au lieu de toujours mettre une pression accrue sur les commerciaux et les intercontrats,

  • En renonçant à sa stratégie de main d’œuvre jetable pour s’engager dans une politique de ressources enfin humaines.

Dans le même temps nous apprenions l’arrivée de notre nouvelle Directrice Administrative et Financière : Evelyne Sancereau. Nous reproduisons ici les trois dernières mentions de son CV (http://esancereau-transition-manager.com/cv_french.html) pour permettre à chacun de se faire son opinion :

Mars 2013 à ce jour (fin de mission prévue en Décembre 2013) :Manager de transition, Directeur financier du Groupe GAD (abattage de porcs)Accompagnement de la Direction lors de la période de redressement judiciaire et participation active à la mise en place du plan de continuation de l’activité. CA : 450M€ effectifs 1800 personnes.

Avril 2012 à Février 2013 :Manager de transition chez Damen Shiprepair Brest SAS, Accompagnement de la Direction néerlandaise lors de la reprise d’un chantier de réparations navales pour gros navires (pétroliers, vraquiers, gaziers) CA : 70M€ effectif 250 personnes. Organisation du chantier, gestion de la reprise des effectifs, règlements des transactions avec les mandataires sociaux, négociations des contrats en cours avec les instances régionales (autorisation d’occupation du territoire maritime), mise en place de la Fonction Administration Finance et du reporting au Groupe. Organisation et pilotage des Département Achats &Logistique ainsi qu’informatique. Préparation de l’implantation d’un système informatique intégré.

Mai 2011 à Janvier 2012 : Mission d’organisation et de réalisation des transferts des processus comptables européens d’un Groupe français coté en Bourse vers son Centre de Services Partagés en Pologne.

Les voies possibles de « Transition » sont nombreuses. La CFDT craint cependant que l’actionnaire reste focalisé sur ses intérêts financiers plutôt que sur le redressement de l’entreprise dans son ensemble et la sauvegarde de nos emplois. Soyez prêts à vous mobiliser !

Situation de trésorerie

Conformément aux engagements concédés à la CFDT, la Direction a communiqué au Comité d’Entreprise la situation de trésorerie à fin mars après paiement des salaires. Nous ne pouvons pas reproduire ici des chiffres sur la confidentialité desquels nous nous sommes engagés.

  • Ces chiffres ne portent que sur les actifs disponibles. Ils doivent donc être relativisés au regard d’un passif exigible (en-cours fournisseurs, autres dettes éventuelles) que nous ne connaissons pas et au regard de la capacité de DACP à restituer les 5 millions confiés par Novia dans le cadre de la convention de trésorerie.

  • Cependant, pris isolément, ils ne mettent pas en cause la survie de la société à court terme.

La Direction a donc encore un peu de temps pour redresser la barre et éviter le naufrage. Saura-t-elle s’emparer de cette nouvelle chance pour miser enfin sur l’humain et mettre fin à ses méthodes aussi brutales qu’inefficaces ?

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novembre 27th, 2014 by overblog-cfdt-pits

En septembre et octobre, la Direction justifiait des propositions iniques par « des gains de productivité indispensables ». Il y a deux mois, nos clients étaient, parait-il, davantage soucieux de payer toujours moins que demandeurs de qualité dans les prestations.

Cependant votre section CFDT a choisi de s’asseoir à la table des négociations pour faire évoluer cette vision, les négociateurs CFDT sont passés au-dessus des brimades dont ils sont l’objet depuis 2010 parce que leurs trois préoccupations majeures, d’égale importance, sont la pérennité de votre emploi, votre statut social et vos conditions de travail.

Nous avons créé le rapport de force et le chemin parcouru est immense. La CFDT considère que ce projet d’accord – défensif, donc imparfait – mérite d’être examiné, sans se laisser influencer par d’autres qui prônent la politique de la terre brulée et vous disent « Plutôt le Syntec que de se compromettre pour huit jours de RTT ».

Statut social : Négociations sur le temps de travail

La CFDT a revendiqué :

  • 10 jours de RTT et l’automaticité des 2 jours de fractionnement,

  • Le même nombre de jours de repos pour les salarié-e-s des différentes catégories,

  • Les mêmes garanties de salaire pour les standards et les réalisations de mission,

  • Des dispositions visant à faciliter l’articulation entre les temps de travail et les temps familiaux ou personnels (CET, télétravail, congés exceptionnels, journées enfants malades, souplesse dans la pose et la prise de congés),

La CFDT a créé un rapport de force devant la surdité de la Direction :

  • Elle a réuni les salarié-e-s sur tous les sites et fait remonter leur mécontentement,

  • Elle a contacté les Inspections du travail,

  • Elle est entrée en relation avec les sections CFDT de nos principaux clients,

  • Elle a ainsi montré sa crédibilité et sa détermination à la Direction

La CFDT a obtenu de réelles avancées :

  • Un nombre plancher de 8 jours de RTT chaque année incluant le jour de solidarité (donc équivalent à 9 par comparaison à la situation antérieure),

  • Le même nombre de jours de repos pour les salarié-e-s en modalité « standard » et les salarié-e-s en « réalisation de mission »,

  • Le maintien pour les ex Effitic et l’extension aux ex T-Systems de la garantie de salaire minimum (supérieure de 10% aux minima conventionnels pour les salariés en modalité standard, souvent les moindres salaires),

  • Une symétrie minimale dans les relations entre salarié-e-s et supérieur hiérarchique (validation implicite des congés au bout de deux semaines, possibilité dans certains cas de faire des heures supplémentaires sans autorisation préalable,…)

La CFDT regrette cependant :

  • La limitation à 8 du nombre de jours RTT (gain de 1 jour pour les « ex effitic » et perte de deux jours pour les ex T-Systems),

  • La limitation par la Direction du nombre de jours « enfant malade » à deux et ce quel que soit le nombre d’enfants,

  • La suppression de l’automaticité des jours de fractionnement,

  • La disparition de certaines facilités de l’accord ex T-Systems comme la journée d’absence sans justificatif,

  • La disparition aussi du CET et du télétravail incompatible avec le manque de confiance et la soif de contrôle de la Direction.

Les négociations sur l’aménagement du temps de travail sont maintenant terminées :

La CFDT a considérablement pesé mais n’a pu obtenir le maintien de tous les acquis, notamment ceux des salariés venant de T-Systems. Seul un mouvement social dur et de grande ampleur peut nous permettre maintenant d’aller encore plus loin !

Vous engagez-vous personnellement dans ce mouvement que nous sommes prêts à porter devant la Direction ? Sans ce rapport de force préférez-vous que la CFDT signe cet accord pour ne pas tout perdre ou préférez-vous revenir au SYNTEC ?

Ronchonner sans rien faire n’a jamais amélioré le statut social des salarié-e-s !

Vous pouvez nous écrire jusqu’au vendredi 5/12 que vous vous engagez personnellement : Si vous êtes nombreux, nous agirons en conséquence !

Pérennité de l’emploi : Tout va-t-il vraiment mieux que quand c’était pire ?

Dans notre flash d’octobre, la CFDT vous faisait part de l’ampleur des pertes de 2013 et de celles creusées au premier semestre. Nous vous relations aussi comment nous avons dû agiter le chiffon rouge du tribunal de commerce pour obliger la Direction à nous donner enfin une vue réelle de la situation.

Depuis, les chiffres semblent s’améliorer : La Direction est toute fière de montrer deux mois consécutifs à l’issue desquels la marge opérationnelle serait positive. Pour autant, elle ne nous dit pas ce qu’il en est réellement, c’est-à dire après prise en compte des coûts centraux, des refacturations à DACP. Elle refuse d’ailleurs explicitement de donner le Résultat Opérationnel Courant du troisième trimestre. Seul un retour durable de celui-ci au-dessus de zéro pourrait rassurer la CFDT sur l’avenir de la société.

Tant que la transparence ne sera pas totale, tant que la confiance dans l’avenir ne sera pas restaurée, tant que nous craindrons la cessation de paiement, la majorité CFDT du CE avancera patiemment, pièce après pièce, avec son avocat et son expert-comptable jusqu’au tribunal de commerce s’il le faut. D’ailleurs, cette juridiction a peut-être été déjà alertée par des fournisseurs payés tardivement (Cf. l’huissier qui s’est présenté à l’agence de Lyon pour recouvrer les loyers en retard ou les réclamations d’AIRIAL)…

Au début du mois, des « réunions T3 » ont eu lieu à Saint-Denis et à Nantes, peut-être ailleurs. Lles slides présentés au CE ont été à nouveau projetés et commentés devant une assistance composée de managers, de commerciaux, de personnes du recrutement, d’assistantes. Il s’agissait de trouver des relais d’opinion pour diffuser la confiance auprès des salariés. Raté : Certains participants sont venus nous trouver pour nous demander ce qu’il en était vraiment et s’ils pouvaient croire ce qu’on leur avait montré.

Conditions de travail : « Réduction » de l’intercontrat

Tout le monde sait qu’un des principaux facteurs de cette très relative amélioration est la diminution de l’intercontrat. La Direction sait dire qu’il y a 70 intercontrats de moins sur les neuf premiers mois mais prétend ne pas savoir combien ont quitté l’entreprise…

La CFDT sait que certains ont « bénéficié de ruptures conventionnelles », elle sait aussi que beaucoup ont fait l’objet de « procédures disciplinaires ».

Quelques conseils si vous vous trouvez convoqué dans « l’antre de la bête », celle qui dévore ses petits parce qu’elle les trouve indignes d’être nourris :

  • N’ayez pas honte, parlez-en avec vos collègues : Ce n’est probablement pas vous le coupable

  • Demandez à un élu CFDT de vous soutenir :

    • Il vous aidera à préparer votre défense, à recueillir des témoignages,

    • Il vous soutiendra quand, lors de l’entretien, le DRH n’aura de cesse de vous humilier,

    • Il saura négocier pour vous épargner l’inévitable, les rares fois où cela sera possible,

    • Il vous délivrera un compte-rendu d’entretien et les attestations nécessaires,

    • Il vous orientera vers un cabinet d’avocat redouté de Novia-Systems.

Conditions de travail : Le Centre de Services VGF

Depuis cet été, la tension monte au centre de services VGF (Volkswagen France) :

  • Les salariés se sentent harcelés, ils sont en état de souffrance,

  • Les chefs de projet sont stressés, en état d’insécurité : Ces responsables intermédiaires sont éjectés du compte les uns après les autres, souvent dans un temps record,

Les élus ont remonté cela à la Direction :

  • Interventions répétées du représentant syndical CFDT aux CE du mois d’octobre,

  • Plusieurs pages de faits et gestes précis et datés, actés par les délégués du personnel de Saint-Denis.

La Direction dit nous avoir entendus. Elle « est allé parler » avec la responsable du centre de services. Cependant rien n’a changé, ou si peu.

Nous nous demandons même si elle a pris conscience de la réalité : Récemment, le dernier chef de projet éjecté du compte a dû répondre d’insubordination dans « l’antre de la bête » alors que tous les témoignages concordent pour affirmer qu’il était là de 7h00 à 21h00 et n’avait pas une minute de répit.

Sachez que la CFDT n’accepte pas la fatalité quand elle affecte la santé des salariés : Si elle ne parvient pas à retrouver une situation normale par la voie douce, la CFDT passera à la vitesse supérieure.

Pour tout problème, contactez les militants CFDT présents à vos côtés !

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